PIECE N° 205

MEULENBERG Éloi (B)
(22.09.1912 – 26.02.1989)

Son vélo personnel utilisé après sa carrière sportive

Né le 22 septembre 1912 à Jumet, aujourd’hui intégré à Charleroi, Éloi Meulenberg est l’un des meilleurs coureurs belges de la seconde moitié des années 1930. Professionnel de 1934 à 1950, il se distingue principalement par sa rapidité et ses grandes qualités de sprinteur.

Ses premiers succès importants arrivent en 1935, lorsqu’il remporte le Grand Prix de Fourmies et termine deuxième du Tour des Flandres. L’année suivante, il gagne Paris–Bruxelles ainsi que deux étapes du Tour de France. La saison 1937 constitue le sommet de sa carrière. Éloi Meulenberg remporte tout d’abord Liège–Bastogne–Liège, puis quatre étapes du Tour de France. Le 23 août, à Copenhague, il devient champion du monde sur route devant l’Allemand Emil Kijewski et le Suisse Paul Egli. Il est le premier coureur wallon à conquérir le maillot arc-en-ciel. Meulenberg confirme ses qualités de sprinteur en remportant encore trois étapes du Tour de France en 1938. Il totalise ainsi neuf victoires d’étape sur la Grande Boucle entre 1936 et 1938. Sa carrière, interrompue par la Seconde Guerre mondiale, se poursuit durant les années 1940. Il remporte notamment le Grand Prix de l’Escaut en 1943 et le Tour du Limbourg en 1945, avant de quitter progressivement la compétition.

Le vélo présenté ne date pas de ses grandes victoires des années 1930. Il s’agit d’une machine personnelle utilisée par Éloi Meulenberg après la fin de sa carrière sportive, alors qu’il continuait à pratiquer régulièrement le cyclisme. Cette bicyclette possède un cadre orange en acier, construit selon la méthode traditionnelle à raccords. Elle est équipée d’un guidon de course, de freins à câbles, d’un double plateau, d’un dérailleur arrière et d’un porte-bidon. Son équipement correspond à celui d’un vélo routier destiné aux longues sorties. L’objet possède également une intéressante histoire d’amitié. Éloi Meulenberg offrit personnellement ce vélo à son ami M. J. Hotyat, organisateur du Grand Prix Joseph Bruyère. Ce geste confère à la machine une provenance directe et une importante valeur documentaire.

Décédé le 26 février 1989 à Charleroi, Éloi Meulenberg laisse le souvenir d’un remarquable sprinteur, vainqueur de neuf étapes du Tour de France, de Liège–Bastogne–Liège et du championnat du monde sur route.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce vélo personnel témoigne de l’attachement durable d’Éloi Meulenberg à la bicyclette et conserve le souvenir du premier champion du monde wallon de l’histoire.

PIECE N° 318

VAN STEENBERGEN Rik (B)
(09.09.1924 – 15.05.2003)

Son dernier vélo Girardengo, utilisé durant sa dernière saison professionnelle en 1966

Rik Van Steenbergen est l’un des plus grands champions de l’histoire du cyclisme belge. Professionnel de 1943 à 1966, il mène une carrière exceptionnellement longue et fructueuse, aussi bien sur route que sur piste.

Coureur puissant et sprinteur redoutable, il remporte trois titres de champion du monde sur route, en 1949, 1956 et 1957. Cette remarquable longévité au plus haut niveau lui permet de s’imposer comme l’une des principales figures du cyclisme international de l’après-guerre. Son palmarès comprend plusieurs grandes classiques. Il gagne le Tour des Flandres en 1944 et 1946, Paris–Roubaix en 1948 et 1952, la Flèche wallonne en 1949 et 1958, Paris–Bruxelles en 1950 ainsi que Milan–San Remo en 1954. Rik Van Steenbergen brille également dans les grands tours. Il remporte quatre étapes du Tour de France, quinze étapes du Tour d’Italie et six étapes du Tour d’Espagne. En 1951, il termine deuxième du Giro après avoir porté le maillot rose pendant sept jours. La piste occupe une place essentielle dans sa carrière. Spécialiste de l’américaine, de l’omnium et des courses derrière derny, il gagne de nombreux titres nationaux et européens. Il remporte également quarante épreuves de Six Jours, confirmant son extraordinaire polyvalence.

Le vélo présenté est une machine de marque Girardengo, utilisée par Rik Van Steenbergen en 1966, lors de sa dernière saison chez les professionnels. Il constitue ainsi l’un des ultimes témoins matériels de ses vingt-trois années de carrière. Cette bicyclette possède un cadre rouge en acier, assemblé selon la méthode traditionnelle à raccords. Elle est équipée d’une fourche chromée, d’un guidon de course, de freins à câbles, d’un double plateau, d’un dérailleur arrière et d’une selle en cuir.

Ses tubes fins, ses roues à boyaux et son équipement sobre correspondent aux vélos routiers de compétition du milieu des années 1960. La qualité de sa construction devait répondre aux exigences d’un coureur expérimenté, toujours capable de rivaliser avec les meilleurs malgré le poids des années.

La photographie située à droite montre Rik Van Steenbergen avec le vélo en mains

Rik Van Steenbergen met définitivement un terme à sa carrière en décembre 1966, à l’âge de 42 ans. Il laisse le souvenir d’un champion hors norme, admiré pour sa classe, sa puissance et sa remarquable longévité.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce dernier vélo Girardengo de 1966 constitue un précieux témoignage des ultimes compétitions de Rik Van Steenbergen et de l’aboutissement d’une carrière exceptionnelle.