PIECE N° 493

MANU L’HOIR (B)
(24.07.1975)

Son trophée de leader du Grand Prix de la montagne du Tour de la Région wallonne 2000

Né le 24 juillet 1975 à Soignies, dans la province de Hainaut, Manu L’Hoir est un ancien coureur cycliste belge. Bon grimpeur et également actif sur la piste, il évolue chez les professionnels de 1999 à 2003.

Après avoir notamment porté les couleurs du Pesant Club Liégeois, il rejoint l’équipe Lotto en 1999. Il poursuit ensuite sa carrière sous les maillots de Lotto–Adecco, Team Fakta, EDS–Fakta et Marlux–Wincor Nixdorf. Coureur combatif, Manu L’Hoir se distingue régulièrement dans les échappées et sur les parcours accidentés. Parmi ses résultats figurent notamment une troisième place au Tour de Lleida en 1998 et une troisième place aux Boucles de l’Aulne en 2003.

Du 29 juillet au 3 août 2000, il participe avec l’équipe Lotto–Adecco au Tour de la Région wallonne. Cette vingt-septième édition, disputée en six étapes entre Aubel et Charleroi, est remportée au classement général par Axel Merckx. Au cours de l’épreuve, Manu L’Hoir prend la tête du Grand Prix de la montagne. Ce classement particulier récompense les coureurs accumulant des points au sommet des côtes répertoriées et met en valeur leur combativité sur les terrains les plus exigeants.

La pièce présentée est le trophée remis à Manu L’Hoir en qualité de leader du Grand Prix de la montagne du Tour de la Région wallonne 2000. Réalisée dans une matière transparente, probablement du verre acrylique, elle adopte la forme d’une haute plaque rectangulaire reposant sur un socle à plusieurs niveaux. Sa silhouette sobre et moderne tranche avec l’apparence traditionnelle des coupes métalliques. Au centre figure un maillot blanc portant les initiales « T.R.W. », accompagnées d’un « W » rouge stylisé en forme de flèche ascendante. Le millésime 2000 et l’inscription « TOUR DE LA RÉGION WALLONNE » permettent d’identifier directement l’épreuve.

La photographie supérieure montre Manu L’Hoir sur le podium, sous les couleurs de Lotto–Adecco, tenant cette récompense. Le document manuscrit qui l’accompagne est une dédicace adressée à Noël Grégoire, datée du 15 mars 2006. Le coureur y évoque le podium du Tour de la Région wallonne 2000 et son maillot de l’équipe Lotto–Adecco.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée conserve le souvenir d’un épisode marquant de la carrière de Manu L’Hoir. Il témoigne de ses qualités de grimpeur et de son tempérament offensif au sein du peloton professionnel belge.

PIECE N° 186

LUBBERDING Henk (NL)
(04.08.1953)

Son trophée « Wim van Est », récompensant le meilleur cycliste néerlandais de l’année 1978

Né le 4 août 1953 à Voorst, Henk Lubberding est un ancien coureur cycliste néerlandais. Professionnel de 1977 à 1992, il s’impose comme un coureur complet, particulièrement apprécié pour sa résistance, sa régularité et son dévouement au service de ses équipiers. Il effectue l’essentiel de sa carrière au sein de la célèbre formation néerlandaise TI-Raleigh, puis de ses équipes héritières. Excellent équipier, il possède également les qualités nécessaires pour obtenir de nombreuses victoires personnelles.

L’année 1978 marque véritablement son éclosion au plus haut niveau. Lubberding devient champion des Pays-Bas sur route et s’illustre quelques semaines plus tard dans le Tour de France. Le 10 juillet 1978, il remporte la dixième étape entre Biarritz et Pau. Sa remarquable régularité lui permet également de terminer huitième du classement général et de gagner le classement du meilleur jeune, matérialisé par le maillot blanc. Ces performances exceptionnelles lui valent d’être reconnu comme l’un des meilleurs représentants du cyclisme néerlandais de sa génération. Il conserve d’ailleurs son titre national sur route en 1979, avant de remporter Gand-Wevelgem en 1980 et de poursuivre une longue carrière au service du collectif.

La pièce présentée est le trophée « Wim van Est » attribué à Henk Lubberding en qualité de meilleur cycliste néerlandais de l’année 1978. Cette distinction rappelle une saison décisive durant laquelle le jeune coureur s’affirme simultanément sur les routes nationales et dans le Tour de France. Le trophée se compose d’une haute coupe métallique aux reflets dorés. Son récipient, légèrement évasé vers le sommet, présente une forme sobre et élancée qui accentue l’impression de hauteur.La partie centrale est constituée d’un fût rouge brillant, orné d’un large anneau métallique doré. Cet élément circulaire apporte une note particulièrement originale à la silhouette de l’objet. Le fût repose sur un pied conique métallique, lui-même fixé à une base rouge de forme arrondie.

La photographie historique montre Henk Lubberding portant le maillot de l’équipe Raleigh et tenant fièrement le trophée. Réalisée au moment de sa remise, elle établit un lien direct entre la distinction conservée dans la collection et son prestigieux récipiendaire.

Ce trophée constitue ainsi un précieux témoignage de la saison 1978, celle où Henk Lubberding s’imposa comme l’une des grandes révélations du cyclisme néerlandais.

PIECE N° 189

MAERTENS Freddy (B)
(13.02.1952)

                     Le trophée de sa dernière course,                       la Granfondo Fausto Coppi 1987

Né le 13 février 1952 à Nieuport, en Flandre-Occidentale, Freddy Maertens est un ancien coureur cycliste belge. Professionnel de 1972 à 1987, il demeure l’un des plus grands sprinteurs et chasseurs de victoires de l’histoire du cyclisme.

Son palmarès exceptionnel compte plus de deux cents succès. Il devient champion du monde sur route en 1976 à Ostuni, puis reconquiert le maillot arc-en-ciel cinq ans plus tard, en 1981 à Prague.

En 1977, Freddy Maertens remporte le Tour d’Espagne après avoir dominé l’épreuve de manière spectaculaire. Il y gagne treize étapes, un record pour une seule édition, et conserve le maillot de leader du premier au dernier jour. Il s’impose également à quinze reprises sur le Tour de France et y remporte trois fois le classement par points, en 1976, 1978 et 1981. À ces résultats s’ajoutent sept victoires d’étape dans le Tour d’Italie, ainsi que de nombreux succès dans les classiques et les courses par étapes. Sprinteur redoutable, rouleur puissant et coureur particulièrement prolifique, il enlève notamment Paris–Tours, l’Amstel Gold Race, Gand–Wevelgem à deux reprises, le Circuit Het Volk à deux reprises, Paris–Nice et le Tour de Catalogne. Il remporte aussi le prestigieux Super Prestige Pernod en 1976 et 1977.

Le 18 juillet 1987, à Cuneo, en Italie, Freddy Maertens prend part à la première édition de la Granfondo Fausto Coppi. Créée pour honorer la mémoire du « Campionissimo », cette manifestation cycliste propose un parcours exigeant à travers les reliefs du Piémont. Cette participation constitue la dernière apparition de Freddy Maertens dans une épreuve cycliste avant la fin de sa carrière. Le trophée présenté lui est remis à cette occasion, donnant à l’objet une valeur symbolique particulière : il marque la conclusion de quinze années passées dans les pelotons professionnels.

La récompense se compose d’une structure élancée reposant sur un socle rectangulaire. Quatre colonnes métalliques soutiennent une partie supérieure ornée d’une grande figure ailée aux bras levés. Au-dessus de celle-ci prend place une coupe argentée de forme évasée. Une petite représentation de cycliste en plein effort occupe la partie inférieure du trophée. La photographie de droite montre Freddy Maertens présentant lui-même cette récompense.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée conserve la mémoire du dernier rendez-vous cycliste de Freddy Maertens. Au-delà de son aspect commémoratif, il évoque l’achèvement de la carrière d’un double champion du monde, vainqueur du Tour d’Espagne et figure majeure du cyclisme belge.