Les médailles & plaquettes - 4 

PIECE N°046

BRANKART Jean (B)
(12.07.1930 – 23.07.2020)

Distinction remise par le Club des Sports Olympiques

Le champion représenté par cette distinction naît le 12 juillet 1930 à Momalle, dans la commune de Remicourt. Professionnel de 1953 à 1960, Jean Brankart s’impose comme l’un des meilleurs rouleurs belges des années 1950.

Après une neuvième place pour sa première participation au Tour de France en 1954, il réalise l’exploit majeur de sa carrière lors de l’édition suivante. En 1955, il remporte deux étapes, dont un contre-la-montre, et termine deuxième du classement général 

Jean Brankart se distingue également sur le Tour d’Italie. Septième en 1956, il prend la deuxième place de l’édition 1958 et remporte le classement de la montagne. En 1959, il ajoute à son palmarès la victoire finale dans le Grand Prix du Midi libre.

Ses qualités dans l’effort solitaire lui permettent aussi de briller sur piste. Il devient champion de Belgique professionnel de poursuite en 1956, 1958 et 1959. Cette dernière année, il obtient également la médaille de bronze du championnat du monde de poursuite à Amsterdam.

La pièce présentée est une plaque honorifique en métal de couleur bronze offerte à Jean Brankart par le Club des Sports Olympiques. Cette distinction personnalisée rend hommage au talent, à la ténacité et aux résultats du champion belge. Sur l’avers, un cycliste est représenté en plein effort, le corps incliné au-dessus du guidon. Le relief restitue avec précision sa position aérodynamique, le mouvement de ses jambes et les différents éléments de sa bicyclette. Des lignes rayonnantes disposées à l’arrière-plan renforcent l’impression de vitesse. Le mot « CYCLISTE » est inscrit verticalement sur le côté droit de la composition. Cette mention sobre identifie immédiatement la discipline sportive célébrée par la plaque. Le revers porte la dédicace « SPORT – CLUB DES SPORTS OLYMPIQUES – BRANKART ». La présence du nom du coureur confirme que cette récompense fut spécialement réalisée ou gravée à son intention. La date et les circonstances précises de sa remise ne sont actuellement pas documentées. La plaque constitue néanmoins un témoignage direct de la reconnaissance accordée à Jean Brankart par le monde sportif.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette plaque du Club des Sports Olympiques conserve la mémoire de Jean Brankart et de la reconnaissance accordée à l’un des meilleurs coureurs belges de sa génération.

PIECE N° 062

BUYSSE Lucien (B)
(11.09.1892 – 03.01.1980)

Médaille commémorative remise au vainqueur du Tour de France 1926

Né le 11 septembre 1892 à Wontergem, en Flandre-Orientale, Lucien Buysse, de son véritable nom Lucien Buyze, est l’un des grands champions belges de l’entre-deux-guerres. Professionnel de 1913 à 1933, il se distingue principalement par son endurance et ses qualités de grimpeur.

Issu d’une véritable dynastie cycliste, il appartient à une famille comptant plusieurs coureurs professionnels. Ses frères Marcel, Jules et Cyriel pratiquent également la compétition, tout comme plusieurs membres de la génération suivante. Lucien Buysse participe à huit Tours de France. Après une troisième place en 1924, il termine deuxième de l’édition 1925 et s’affirme comme l’un des meilleurs coureurs de courses par étapes de son époque. L’année 1926 constitue le sommet de sa carrière. Cette édition du Tour de France, disputée sur 5 745 kilomètres en 17 étapes, demeure la plus longue de toute l’histoire de la Grande Boucle. Au total, Lucien Buysse remporte cinq étapes de la Grande Boucle. Son triomphe de 1926 reste associé à l’une des éditions les plus éprouvantes et les plus héroïques de l’histoire du Tour.

La pièce présentée est une imposante médaille commémorative en bronze offerte à Lucien Buysse en 1963, lors de la célébration à Paris de la cinquantième édition du Tour de France. Son avers représente un paysage montagneux traversé par une route sinueuse. Plusieurs cyclistes apparaissent sur le parcours, tandis que le nom « LUCIEN BUYSSE » est inscrit dans le relief. La scène évoque naturellement les cols pyrénéens dans lesquels le champion belge construisit sa victoire en 1926. Le revers porte l’inscription « TOUR DE FRANCE CYCLISTE ». Au centre figure un écusson entouré de branches de laurier et de rayons, symboles de victoire et de prestige. Une couronne de motifs rappelle l’histoire et les différentes éditions de la Grande Boucle.

Les noms des journaux L’Équipe et Le Parisien libéré, alors associés à l’organisation du Tour de France, apparaissent dans la partie inférieure. Cette médaille matérialise ainsi l’hommage rendu en 1963 à l’un des anciens vainqueurs de l’épreuve.

Décédé le 3 janvier 1980 à Deinze, Lucien Buysse laisse le souvenir d’un coureur courageux et endurant, dont la victoire dans le déluge pyrénéen appartient à la légende du cyclisme.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille commémorative conserve le souvenir de l’hommage rendu à Lucien Buysse, vainqueur de l’un des Tours de France les plus difficiles jamais disputés.

PIECE N° 377

CERAMI Pino (B)
(28.04.1922 – 20.09.2014)

Le Prix Orange reçu en1960

Né Giuseppe Cerami le 28 avril 1922 à Misterbianco, en Sicile, Pino Cerami arrive très jeune en Belgique avec sa famille. Installé dans la région de Charleroi, il devient professionnel en 1946 et obtient la nationalité belge en 1956.

Vainqueur du Tour de Belgique en 1957, il réalise une saison exceptionnelle en 1960. À 38 ans, il remporte Paris–Roubaix et la Flèche wallonne, puis obtient la médaille de bronze du championnat du monde sur route derrière Rik Van Looy et André Darrigade. Cerami confirme sa valeur en 1961 en remportant Paris–Bruxelles et la Flèche brabançonne. Coureur endurant et régulier, il demeure compétitif jusqu’aux dernières années de sa longue carrière. En 1963, à 41 ans et trois mois, il gagne encore une étape du Tour de France entre Bordeaux et Pau. Il devient ainsi le vainqueur d’étape le plus âgé de la Grande Boucle depuis la Seconde Guerre mondiale.

La médaille présentée correspond au Prix Orange 1960, une récompense attribuée par les journalistes sportifs au coureur considéré comme le plus aimable et le plus sympathique du peloton. Cette distinction récompensait moins les résultats sportifs que le comportement et les qualités humaines du lauréat. Elle correspond parfaitement à la réputation de Pino Cerami, apprécié pour sa courtoisie, sa simplicité et sa disponibilité.

Réalisée par la maison bruxelloise P. De Greef, la médaille prend la forme d’un médaillon doré entouré d’une couronne de laurier. Son centre porte l’inscription : « Prix des journalistes sportifs – 1960 – M. Pino Cerami ». Elle est conservée dans son écrin bleu garni de satin clair.

La photographie supérieure montre la chanteuse et actrice Joséphine Baker remettant personnellement cette distinction à Pino Cerami. Ce document constitue un précieux témoignage de la cérémonie organisée en 1960. Le portrait inférieur présente Cerami sous le maillot de l’équipe Peugeot. Il rappelle le champion au sommet de sa carrière, durant la saison de ses victoires dans Paris–Roubaix et la Flèche wallonne.

Décédé le 20 septembre 2014 à l’âge de 92 ans, Pino Cerami laisse le souvenir d’un grand champion belgo-italien, admiré pour son brillant palmarès autant que pour sa gentillesse.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille du Prix Orange témoigne de l’admiration et de la sympathie que Pino Cerami inspirait aux journalistes, au public et à ses compagnons de route.