PIECE N° 111

FONDRIEST Maurizio (I)
(15.01.1965)

Son trophée de vainqueur de l’étape Avezzano–Castel di Lama de Tirreno–Adriatico 1993

Né le 15 janvier 1965 à Cles, dans le Trentin, Maurizio Fondriest est un ancien coureur cycliste italien. Professionnel de 1987 à 1998, il se distingue par ses qualités de puncheur et de rouleur, particulièrement efficaces dans les classiques et les courses par étapes d’une semaine.

Dès sa deuxième saison professionnelle, il devient champion du monde sur route à Renaix, en Belgique, en 1988. Cette victoire lui permet de porter le prestigieux maillot arc-en-ciel durant toute la saison suivante.

Fondriest remporte également la Coupe du monde en 1991, mais c’est en 1993 qu’il connaît la saison la plus remarquable de sa carrière. Sous les couleurs de la formation Lampre-Polti, il s’impose notamment dans Milan–San Remo, la Flèche wallonne, le Championnat de Zurich et le Tour d’Émilie. Il gagne aussi le Grand Prix du Midi libre, une étape du Tour d’Italie et, pour la seconde fois, le classement final de la Coupe du monde.

Au mois de mars 1993, l’Italien domine Tirreno–Adriatico. Il y remporte deux étapes ainsi que le classement général final. Sa victoire entre Avezzano et Castel di Lama, acquise le 13 mars devant Jesper Skibby et Andreï Tchmil, lui permet de prendre la tête de l’épreuve.

La pièce présentée est le trophée récompensant cette victoire d’étape. Il s’agit d’une imposante coupe en métal argenté, composée d’un large calice, de deux anses recourbées et d’un couvercle surmonté d’une petite figure décorative. Une plaque placée sur le socle rappelle l’épreuve et la victoire obtenue par Maurizio Fondriest. La photographie de gauche montre le champion italien franchissant victorieusement la ligne d’arrivée à Castel di Lama. Celle de droite rappelle la rencontre organisée en 1996, au cours de laquelle Maurizio Fondriest remit au collectionneur ce trophée ainsi que l’un de ses maillots de champion du monde.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE,  ces documents photographiques et le trophée conserve ainsi le souvenir d’une victoire marquante et d’une année exceptionnelle dans la carrière de Maurizio Fondriest.

PIECE N° 117

FUENTE José Manuel (E)
(30.09.1945 – 18.07.1996)

Son trophée de vainqueur du Grand Prix de la montagne du Giro d’Italia 1974

Né le 30 septembre 1945 à Limanes, dans les Asturies, José Manuel Fuente est l’un des meilleurs grimpeurs espagnols de sa génération. Surnommé « El Tarangu », il mène une carrière professionnelle de 1970 à 1976, marquée par son tempérament offensif et ses attaques spectaculaires en montagne.

Il remporte à deux reprises le classement général du Tour d’Espagne, en 1972 et en 1974. Il s’impose également au Tour de Suisse 1973 et termine troisième du Tour de France la même année.

Le Giro d’Italia occupe une place essentielle dans son palmarès. Fuente y gagne neuf étapes et remporte quatre années consécutives le classement du Grand Prix de la montagne, de 1971 à 1974, une performance remarquable qui confirme son exceptionnelle aptitude à franchir les grands cols.

Lors du Giro 1974, l’Espagnol se montre une nouvelle fois particulièrement combatif. Il porte le maillot rose pendant plusieurs jours et multiplie les offensives face à Eddy Merckx. Malgré une importante défaillance au cours de l’épreuve, il poursuit ses attaques, termine cinquième du classement général et s’adjuge le classement final de la montagne. 

La pièce présentée est le trophée attribué à José Manuel Fuente pour sa victoire au Grand Prix de la montagne du Giro d’Italia 1974. Elle rappelle son quatrième succès consécutif dans ce classement et représente l’une des périodes les plus brillantes de sa carrière. Le trophée se compose d’une coupe dorée à plusieurs niveaux, montée sur un pied élancé.  La base rectangulaire, également réalisée dans une pierre de teinte chaude, est ornée d’un petit cycliste en relief et d’une plaque commémorative. Une lettre manuscrite sur papier à en-tête de Deportes Fuente, datée du 23 mai 1988, accompagne également la pièce. Ce document témoigne des échanges entretenus avec le champion espagnol et contribue à établir la provenance du trophée, répertorié dans la collection sous le numéro N.G. 117.

Par son histoire et sa provenance, cet objet rend hommage à un coureur audacieux qui transforma les grandes étapes de montagne en véritables duels et demeura l’un des principaux adversaires d’Eddy Merckx sur les routes du Giro.

PIECE N° 122

GÉRARDIN Louis « Toto » (F)
(12.08.1912 – 23.05.1982)

Son trophée de champion du monde de vitesse amateur 1930

Né le 12 août 1912 à Boulogne-Billancourt, Louis Gérardin est un ancien coureur cycliste français, spécialiste des épreuves de vitesse sur piste. Surnommé « Toto », il compte parmi les figures marquantes du cyclisme français durant les années 1930 et 1940.

Doté d’une remarquable pointe de vitesse, il se distingue très jeune dans les vélodromes. Son style spectaculaire, sa puissance et son sens tactique lui permettent de rivaliser avec les meilleurs sprinteurs européens de son époque.

En 1930, alors âgé de seulement dix-huit ans, Louis Gérardin remporte le championnat du monde de vitesse amateur. Cette victoire constitue le premier grand succès de sa carrière et lui ouvre les portes du cyclisme professionnel. Au cours des années suivantes, il s’impose durablement parmi l’élite internationale de la piste. Plusieurs fois champion de France de vitesse et régulièrement classé dans les grandes compétitions, il devient l’un des coureurs les plus populaires de sa génération.

La pièce présentée est le trophée commémorant son titre de champion du monde de vitesse amateur obtenu en 1930. Elle prend la forme d’un imposant buste sculpté représentant un jeune homme dont la tête est entourée de feuilles de laurier, symbole traditionnel de victoire et de gloire sportive. Le traitement expressif du visage, la chevelure stylisée et la patine métallique donnent à l’œuvre une présence particulièrement monumentale. Le buste repose sur un lourd socle de pierre portant une plaque rappelant le championnat remporté par Louis Gérardin. La photographie de gauche montre Madame Gérardin lors de la remise du trophée à Paris, en 1992. Ce geste a permis de préserver et de transmettre un souvenir majeur de la carrière de celui que le public surnommait affectueusement « Toto ».

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée perpétue la mémoire du premier grand succès de Louis Gérardin. Il témoigne de l’ascension précoce d’un jeune sprinteur devenu l’une des personnalités emblématiques du cyclisme français sur piste.