Les médailles & plaquettes - 8 

PIECE N°083

DE BRUYNE Fred (B)
(21.10.1930 – 04.02.1994)

Sa médaille belge du Mérite sportif

Né le 21 octobre 1930 à Berlare, Alfred « Fred » De Bruyne devient professionnel en 1953. Fin tacticien et redoutable finisseur, il s’impose rapidement comme l’un des meilleurs coureurs de classiques de sa génération.

L’année 1956 marque son accession au plus haut niveau. Il remporte Milan–San Remo, Liège–Bastogne–Liège et Paris–Nice, ainsi que trois étapes du Tour de France. En 1957, Fred De Bruyne réalise une saison remarquable en gagnant le Tour des Flandres, Paris–Roubaix et Paris–Tours. Il enlève également deux étapes supplémentaires du Tour de France et confirme sa domination dans les grandes courses d’un jour. Il remporte une seconde fois Paris–Nice en 1958 et s’adjuge encore Liège–Bastogne–Liège en 1958 et 1959. Triple lauréat du Challenge Desgrange-Colombo de 1956 à 1958, il est alors considéré comme le meilleur coureur mondial de classiques. Son palmarès compte six étapes du Tour de France et des victoires dans quatre des cinq Monuments du cyclisme. Un grave accident survenu en 1960 précipite cependant la fin de sa carrière sportive, qui s’achève en 1961. Fred De Bruyne poursuit ensuite une brillante reconversion. Il devient journaliste et commentateur à la télévision belge, puis directeur sportif. Sa connaissance de la course et son talent de conteur lui valent une grande popularité auprès du public.

La décoration présentée est une médaille belge du Mérite sportif, remise à Fred De Bruyne en reconnaissance de ses performances et de la manière dont il représenta la Belgique sur les routes internationales. Suspendue à un ruban vert traversé d’une bande jaune, la médaille montre sur son avers deux athlètes se serrant la main au-dessus du mot « Sport ». Le revers porte un monogramme couronné ainsi que la devise latine « Patria Belgica Memor », évoquant la reconnaissance de la patrie belge. La provenance de l’objet est confirmée par une lettre datée du 4 mars 1995 et envoyée depuis Seillans par Lydie De Bruyne, veuve du champion. Elle y explique avoir retrouvé deux médailles et plusieurs photographies de la carrière de son mari, qu’elle confie afin de contribuer à la réalisation d’un musée consacré aux champions du cyclisme. Ce courrier, rédigé un peu plus d’un an après la disparition de Fred De Bruyne, confère à la médaille une valeur historique et affective particulière. Il établit un lien direct entre la famille du coureur et les Collections Noël GREGOIRE.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille et la lettre qui l’accompagne témoignent à la fois des exploits de Fred De Bruyne et de la volonté de son épouse de préserver et de transmettre sa mémoire sportive.

PIECE N° 084

DE BRUYNE Fred (B)
(21.10.1930 – 04.02.1994)

Son Prix de l’Effort sportif remis le 5 avril 1957

Né le 21 octobre 1930 à Berlare, Fred De Bruyne devient l’un des meilleurs spécialistes belges des classiques durant les années 1950. Coureur puissant et tacticien remarquable, il exerce sa carrière professionnelle de 1953 à 1961.

L’année 1956 révèle pleinement son talent. Il remporte Paris–Nice, Milan–San Remo et Liège–Bastogne–Liège, gagne trois étapes du Tour de France et termine en tête du Challenge Desgrange-Colombo, classement international récompensant le meilleur coureur de la saison.

À la suite de ces résultats exceptionnels, la Fédération belge de cyclisme lui remet, le 5 avril 1957, le Prix de l’Effort sportif. La médaille conservée porte son nom ainsi que la date de cette distinction. Son avers représente une figure masculine assise tenant une statuette, tandis que le revers gravé rappelle l’organisme donateur et les circonstances de l’attribution.

Deux jours seulement après cette remise, Fred De Bruyne remporte Paris–Roubaix. Déjà vainqueur du Tour des Flandres le 31 mars, il réalise ainsi un prestigieux doublé en l’espace d’une semaine. Il gagne également Paris–Tours et conserve le Challenge Desgrange-Colombo, qu’il remportera une troisième fois en 1958.

Son palmarès compte notamment Milan–San Remo, le Tour des Flandres, Paris–Roubaix, Paris–Tours, trois éditions de Liège–Bastogne–Liège, deux Paris–Nice et six étapes du Tour de France.

Après sa carrière, Fred De Bruyne devient une personnalité très appréciée de la télévision belge, puis directeur sportif. Décédé le 4 février 1994 à Seillans, Fred De Bruyne laisse le souvenir d’un immense coureur de classiques, mais aussi d’une voix familière du cyclisme belge.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille constitue un précieux témoignage de la reconnaissance accordée à Fred De Bruyne au sommet de sa carrière.

 

PIECE N° 119

GARNIER Henri (B)
(19.10.1908 – 04.01.2003)

            Son trophée honorifique de vainqueur du                 Tour de Suisse 1936

Né le 19 octobre 1908 à Feschaux, dans la province de Namur, Henri Garnier exerce comme coureur professionnel de 1933 à 1937. Endurant et excellent grimpeur, il se distingue principalement dans les courses par étapes et sur les parcours montagneux.

Dès 1934, il prend la septième place du Tour de Suisse. L’année suivante, il confirme ses qualités en terminant deuxième du Tour de Belgique et troisième du Tour de Suisse. Il participe également au Tour de France 1935, qu’il ne termine cependant pas.

Henri Garnier connaît la consécration en juin 1936. Vainqueur de la première étape du Tour de Suisse entre Zurich et Davos, il prend la tête de l’épreuve et démontre ensuite une grande régularité sur les routes montagneuses. Il remporte également le classement de la montagne. Au terme des sept étapes et de plus de 1 650 kilomètres de course, Henri Garnier s’impose au classement général devant son compatriote Gustaaf Deloor et le Suisse Léo Amberg. Il devient ainsi le premier coureur belge vainqueur du Tour de Suisse, avec plus de sept minutes d’avance sur son dauphin. Cette victoire constitue l’un des grands succès internationaux du cyclisme belge durant les années 1930. À son retour, Henri Garnier est accueilli et honoré à Dinant. En 1937, pour sa dernière saison professionnelle, il obtient encore des places d’honneur dans la Flèche wallonne et Liège–Bastogne–Liège.

Cette plaquette commémore sa victoire historique de 1936. Réalisé en métal doré, elle représente plusieurs coureurs lancés en pleine course. L’inscription gravée rappelle le nom d’Henri Garnier, son succès au Tour de Suisse et l’hommage de la Ligue vélocipédique belge. Cette pièce possède une provenance particulièrement précieuse. Le document manuscrit reproduit sur le montage indique qu’Henri Garnier offrit personnellement le trophée et l’historique de l’épreuve au musée le 18 août 2002. Ce geste témoigne de son désir de préserver et de transmettre le souvenir de sa carrière.

Henri Garnier meurt le 4 janvier 2003 à l’âge de 94 ans. Son nom demeure associé à l’une des premières grandes victoires belges dans une course internationale par étapes.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée conserve le souvenir du pionnier qui ouvrit, en 1936, le palmarès belge du Tour de Suisse.