Les trophées - 24
PIECES N° 394 & 396
Jean-Pierre MONSERÉ (B)
(08.09.1948 – 15.03.1971)
Son trophée « Prix de l’Avenir » du Tour de la Province de Namur 1967 et son écusson des Jeux olympiques de 1968
Jean-Pierre Monseré est l’un des coureurs les plus prometteurs de l’histoire du cyclisme belge. Surnommé « Jempi », il se distingue très jeune par son tempérament offensif et par une étonnante maturité en course.
En 1967, alors qu’il évolue encore parmi les amateurs, Monseré obtient de nombreux résultats remarqués. Il participe notamment au Tour de la Province de Namur, une épreuve par étapes particulièrement exigeante et considérée comme un important rendez-vous pour les jeunes coureurs belges. Lors de la cinquième étape, disputée entre Andenne et Meux, Jean-Pierre Monseré prend la deuxième place. Cette performance lui vaut de recevoir le trophée « Prix de l’Avenir », récompensant symboliquement les qualités et le potentiel du jeune champion.
La pièce présentée prend la forme d’une haute coupe métallique au profil évasé. Sa silhouette sobre et élégante repose sur un pied circulaire orné de motifs décoratifs. Une petite plaque placée sur sa partie supérieure porte les inscriptions « Prix de l’Avenir » et « 1967 ». Au-delà du résultat obtenu sur les routes namuroises, cette récompense possède une valeur prémonitoire. Le « Prix de l’Avenir » annonce en effet l’éclosion prochaine d’un coureur destiné à rejoindre, en quelques saisons seulement, l’élite du cyclisme international.
L’écusson exposé à côté du trophée est lié à la participation de Jean-Pierre Monseré aux Jeux olympiques de Mexico en 1968. Cousu sur ses vêtements de ville, il présente le lion belge entouré de branches de laurier, les anneaux olympiques et le millésime 1968.
À Mexico, Monseré se classe sixième de la course olympique sur route. Cette performance confirme les espoirs placés en lui et précède son passage chez les professionnels, en 1969, au sein de l’équipe Flandria.
La photographie de gauche rappelle la rencontre avec Marie-Claire Monseré, sœur du champion, au cours de laquelle plusieurs objets personnels et souvenirs liés à « Jempi » ont été remis.
Présentés dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, le trophée « Prix de l’Avenir » et l’écusson olympique constituent deux précieux témoignages des années de formation de Jean-Pierre Monseré. Ils racontent les premières étapes d’une ascension fulgurante, depuis les compétitions amateurs jusqu’au maillot arc-en-ciel de champion du monde.
PIECE N° 397
Jean-Pierre MONSERÉ (B)
(08.09.1948 – 15.03.1971)
Son trophée commémorant son titre de champion du monde sur route en 1970
Né le 8 septembre 1948 à Roulers, en Flandre-Occidentale, Jean-Pierre Monseré est l’un des plus grands espoirs que le cyclisme belge ait connus. Surnommé « Jempi », il devient professionnel en 1969 sous les couleurs de l’équipe Flandria.
Dès sa première saison chez les professionnels, il révèle l’étendue de son talent en remportant le Tour de Lombardie. Cette victoire dans l’une des principales classiques du calendrier annonce la carrière exceptionnelle à laquelle le jeune coureur semble destiné. Le 16 août 1970, à seulement 21 ans, Jean-Pierre Monseré connaît la consécration lors du championnat du monde sur route disputé à Leicester, en Grande-Bretagne. Sur un parcours vallonné balayé par le vent, il devance le Danois Leif Mortensen et l’Italien Felice Gimondi, inscrivant son nom au palmarès de l’épreuve. Sa brillante carrière est tragiquement interrompue le 15 mars 1971. Alors qu’il participe à une course à Retie, le champion du monde entre en collision avec une voiture présente sur le parcours. Il disparaît à seulement 22 ans, laissant le souvenir d’un immense talent et d’un destin brutalement interrompu.
La pièce présentée est un trophée associé au titre mondial remporté par Jean-Pierre Monseré en 1970. Elle prend la forme d’une élégante figure humaine stylisée, dressée dans un mouvement élancé, un bras tendu vers le ciel. La silhouette, aux lignes épurées et modernes, évoque à la fois l’effort, l’élévation et la victoire. Son traitement sculptural s’éloigne des coupes sportives traditionnelles et confère à l’objet l’apparence d’une véritable œuvre d’art. La sculpture repose sur un haut socle sombre, probablement en pierre ou en marbre. Un petit écusson métallique fixé à sa base porte l’inscription « Louis Nelen ». Cette mention semble désigner l’atelier gantois qui réalisa ou commercialisa le trophée, plutôt que d’identifier avec certitude son sculpteur.
Les Établissements Louis Nelen, installés à Gand, étaient spécialisés dans la fabrication de médailles, de plaquettes commémoratives, de coupes et d’insignes. En l’absence d’un document d’attribution ou d’une inscription précisant les circonstances de la remise, l’organisme ayant commandé cette récompense demeure toutefois inconnu.
La photographie de gauche témoigne de la rencontre avec Marie-Claire Monseré, sœur du champion, au cours de laquelle plusieurs souvenirs liés à Jean-Pierre Monseré ont pu être présentés.
PIECE N° 390
Willy MONTY (B)
(11.10.1939 – 09.11.2014)
Son trophée de champion du Hainaut 1970
Né le 11 octobre 1939 à Feluy, dans la province de Hainaut, Willy Monty est un ancien coureur cycliste belge. Professionnel de 1963 à 1971, il se distingue par sa régularité, sa résistance et ses qualités de coureur complet.
Avant de rejoindre les rangs professionnels, il obtient plusieurs résultats importants chez les amateurs. En 1960, il participe aux Jeux olympiques de Rome dans l’épreuve du contre-la-montre par équipes. Deux ans plus tard, il remporte le classement général du Tour de la Province de Namur ainsi que plusieurs étapes du Tour de Liège.
Passé professionnel en 1963, Willy Monty porte notamment les couleurs des formations Peugeot, Pelforth, Faemino et Watney. Il participe à cinq Tours de France et obtient son meilleur classement en 1967, année où il termine douzième du classement général. Son palmarès comprend notamment une étape du Critérium du Dauphiné libéré en 1964, deux étapes du Tour de Catalogne en 1965, Anvers–Ougrée en 1966 et le Grand Prix de Péruwelz en 1967. Il se classe également troisième de Paris–Bruxelles et sixième du Tour des Flandres en 1967. Originaire du Hainaut, Willy Monty reste profondément attaché à sa province. Il s’illustre dans le championnat provincial, dont il remporte au moins l’édition de 1969.
Le trophée présenté dans la collection est associé à un titre de champion du Hainaut obtenu en 1970. La pièce prend la forme d’une coupe métallique élancée, reposant sur un socle carré de couleur sombre. Son corps présente une large ouverture évasée, soulignée par une frise de petites perles décoratives. Une inscription gravée sur la face principale identifie la récompense et son attribution à Willy Monty. Contrairement aux trophées richement sculptés, cette coupe adopte une forme classique et solennelle, caractéristique des récompenses sportives remises lors des championnats régionaux de cette époque. Au-delà de sa valeur matérielle, ce trophée témoigne de l’attachement de Willy Monty au cyclisme hennuyer. Il rappelle également l’importance des championnats provinciaux, qui permettaient aux coureurs professionnels de défendre les couleurs de leur région et de conserver un lien direct avec leur public. Willy Monty s’éteint le 9 novembre 2014 dans son village natal de Feluy, à l’âge de 75 ans.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée perpétue le souvenir d’un solide représentant du cyclisme wallon. Il témoigne de la longue carrière d’un coureur capable de briller dans les courses par étapes, les classiques et les compétitions régionales.