Les trophées - 19
PIECE N° 162
KINT Marcel (B)
(20.09.1914 – 23.03.2002)
Son trophée de vainqueur de Jemeppe–Marche–Jemeppe 1935
Né le 20 septembre 1914 à Zwevegem, en Flandre-Occidentale, Marcel Kint est un ancien coureur cycliste belge. Professionnel de 1935 à 1951, il compte parmi les meilleurs spécialistes des classiques de sa génération. Surnommé « l’Aigle noir », il se distingue très jeune en devenant champion de Belgique juniors en 1933. Deux ans plus tard, il entame sa carrière professionnelle et remporte plusieurs épreuves importantes, parmi lesquelles le Tour des Flandres des indépendants, Bruxelles–Liège et le Tour de Belgique des indépendants.
Le 6 mai 1935, Marcel Kint s’impose dans Jemeppe–Marche–Jemeppe, une course de 150 kilomètres disputée avec départ et arrivée à Jemeppe-sur-Meuse. Cette victoire figure parmi les premiers succès marquants de sa longue carrière.
La pièce présentée est le trophée remis à Marcel Kint à l’occasion de cette victoire en 1935. Elle prend la forme d’une haute coupe métallique dorée, montée sur un pied élancé et une large base circulaire. Son corps légèrement évasé est encadré par deux grandes anses décoratives aux courbes élégantes. Une inscription gravée sur la partie centrale rappelle l’épreuve, le vainqueur et les circonstances de la remise. Malgré les marques laissées par le temps, la surface brillante du métal conserve le caractère prestigieux de cette coupe vieille de plus de quatre-vingt-dix ans. Cette victoire de 1935 annonce l’exceptionnelle carrière de Marcel Kint. En 1938, il devient champion du monde sur route à Valkenburg et remporte également Paris–Bruxelles ainsi que trois étapes du Tour de France. L’année suivante, il décroche le titre de champion de Belgique sur route. Son palmarès comprend aussi Paris–Roubaix en 1943, Gand–Wevelgem en 1949 et trois victoires consécutives dans la Flèche wallonne, de 1943 à 1945. Il totalise par ailleurs six succès d’étape dans le Tour de France et porte le maillot jaune durant une journée en 1937. En raison de l’interruption des championnats du monde pendant la Seconde Guerre mondiale, Marcel Kint conserve symboliquement son titre mondial de 1938 jusqu’à la reprise de l’épreuve en 1946.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée perpétue le souvenir de la victoire de Marcel Kint sur Jemeppe–Marche–Jemeppe en 1935. Il témoigne des débuts victorieux d’un jeune coureur appelé à devenir champion du monde et l’une des grandes figures du cyclisme belge.
PIECE N° 164
KOBLET Hugo (CH)
(21.03.1925 – 06.11.1964)
Le trophée reçu à Barcelone après sa victoire dans le Tour de France 1951
Né le 21 mars 1925 à Zurich, Hugo Koblet est un ancien coureur cycliste suisse. Professionnel de 1946 à 1958, il compte parmi les plus grands champions de l’après-guerre et demeure l’une des figures les plus élégantes de l’histoire du cyclisme.
Surnommé « le Pédaleur de charme », il fascine le public par la fluidité de son style, son allure soignée et ses qualités exceptionnelles de rouleur. Son élégance sur la bicyclette contraste avec la dureté des efforts qu’il accomplit sur les routes et dans les vélodromes. En 1950, Hugo Koblet devient le premier coureur non italien à remporter le Tour d’Italie. Il gagne également cette année-là le Tour de Suisse, confirmant ses qualités dans les grandes courses par étapes.
L’année suivante, il remporte le Tour de France dès sa première participation. Vainqueur de cinq étapes, il construit notamment son succès grâce à ses performances contre-la-montre et à une extraordinaire échappée solitaire entre Brive et Agen. Hugo Koblet devient ainsi le premier Suisse à inscrire son nom au palmarès du Tour de France. Il devance au classement général le Français Raphaël Géminiani et son compatriote Lucien Lazaridès, consacrant une domination qui impressionne les observateurs de l’époque. Après son Tour victorieux, Koblet enrichit encore son palmarès en remportant notamment le Grand Prix des Nations en 1951, le Tour de Romandie en 1953 et trois éditions du Tour de Suisse. Il termine également deux fois deuxième du Tour d’Italie. Hugo Koblet disparaît tragiquement le 6 novembre 1964, à l’âge de trente-neuf ans.
La pièce présentée est le trophée remis à Hugo Koblet à Barcelone après sa victoire dans le Tour de France 1951. L’inscription gravée sur la coupe mentionne l’Ayuntamiento de Barcelona, la municipalité de Barcelone, ainsi que les Fiestas de la Merced 1951, les fêtes traditionnelles de la ville. Le trophée prend la forme d’une large coupe métallique dorée reposant sur un pied massif et évasé. Son corps arrondi est encadré par deux grandes anses symétriques, ornées de motifs végétaux et de volutes finement travaillées. Les armoiries de Barcelone, appliquées au centre de la coupe, identifient directement la ville à l’origine de cette récompense.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée perpétue la mémoire du triomphe de Hugo Koblet dans le Tour de France 1951. Il témoigne du rayonnement international d’un champion suisse dont la grâce et les exploits lui valurent l’admiration du public bien au-delà des frontières de son pays.
PIECE N° 166
KÜBLER Ferdi (CH)
(24.07.1919 – 29.12.2016)
Son trophée de vainqueur de l’Américaine internationale de Bruxelles 1949
Né le 24 juillet 1919 à Marthalen, dans le canton de Zurich, Ferdinand « Ferdi » Kübler est un ancien coureur cycliste suisse. Professionnel de 1940 à 1957, il s’impose comme l’un des champions les plus complets et les plus populaires de l’après-guerre.
Surnommé « l’Aigle d’Adliswil », Kübler se distingue par son tempérament offensif, sa puissance et sa volonté. Capable de briller sur la route comme sur la piste, il remporte des courses par étapes, des classiques, des championnats et de nombreuses épreuves disputées dans les vélodromes.
Le 4 décembre 1949, Ferdi Kübler participe à la Coupe du Soir, organisée au Palais des Sports de Schaerbeek, également appelé vélodrome d’hiver de Bruxelles. Vingt équipes prennent le départ de cette Américaine internationale disputée sur une distance de 100 kilomètres. Une course à l’américaine se dispute par équipes de deux coureurs qui se relaient à grande vitesse. Pendant que l’un demeure engagé dans la course, son partenaire récupère en tournant plus lentement avant de reprendre le relais, souvent grâce à une spectaculaire prise de main. Associé au pistard belge Albert Bruylandt, Ferdi Kübler remporte l’épreuve face à des équipes composées de grands champions tels que Rik Van Steenbergen, Stan Ockers, Gerrit Schulte, Marcel Kint et Roger Lapébie.
La pièce présentée est le trophée remis à Ferdi Kübler pour cette victoire sur la piste bruxelloise. Elle prend la forme d’une haute coupe métallique dorée, fermée par un couvercle dont les lignes horizontales évoquent le mouvement et la vitesse. Une inscription gravée sur la face principale rappelle l’épreuve, le Palais des Sports de Bruxelles et la date du 4 décembre 1949. La patine dorée et les formes géométriques donnent à cette récompense une esthétique caractéristique de la période d’après-guerre.
En 1950, il devient le premier coureur suisse à remporter le Tour de France. L’année suivante, il est sacré champion du monde sur route et réalise le doublé Flèche wallonne–Liège–Bastogne–Liège, qu’il renouvelle en 1952. Son palmarès comprend également trois Tours de Suisse, deux Tours de Romandie et cinq titres de champion de Suisse sur route.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée perpétue le souvenir de la victoire du duo Kübler–Bruylandt dans l’Américaine internationale de Bruxelles 1949. Il témoigne de la polyvalence d’un immense champion, aussi à l’aise sur les routes des grands tours que sur les pistes des vélodromes.