PIECE N° 239

PIJNEN René (NL)
(03.09.1946)

Son maillot de champion d’Europe de l’américaine

Figure majeure du cyclisme sur piste néerlandais, René Pijnen naît le 3 septembre 1946 à Woensdrecht, dans la province du Brabant-Septentrional. Coureur puissant, rapide et doté d’un sens tactique exceptionnel, il mène une carrière professionnelle de 1969 à 1987, partagée entre les compétitions sur route et les grandes épreuves sur piste.

Avant son passage chez les professionnels, René Pijnen devient champion olympique du contre-la-montre par équipes de 100 kilomètres aux Jeux de Mexico en 1968, aux côtés de Joop Zoetemelk, Fedor den Hertog et Jan Krekels.

Sur route, il s’illustre principalement dans le Tour d’Espagne. Excellent spécialiste de l’effort chronométré, il y remporte quatre étapes en 1971 et 1972, dont plusieurs contre-la-montre, et porte également le maillot de leader. Il participe par ailleurs aux Tours de France 1969 et 1970.

C’est toutefois sur les vélodromes que René Pijnen construit l’essentiel de sa renommée. Il remporte 72 courses de Six Jours sur 233 participations.

René Pijnen devient à six reprises champion d’Europe de l’américaine : en 1973 avec Leo Duyndam, en 1974 et 1982 avec Patrick Sercu, en 1976 avec Günter Haritz, en 1980 avec Michel Vaarten et en 1985 avec Gert Frank. Ce record de six titres européens est partagé avec le champion belge Patrick Sercu.

La pièce présentée est son maillot de champion d’Europe de l’américaine.

La photographie montre René Pijnen lors de la remise du maillot. Le coureur y présente également un trophée, établissant un lien direct entre l’objet, son ancien propriétaire et les nombreuses victoires remportées au cours de sa carrière sur les vélodromes européens.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette pièce conserve le souvenir de l’un des plus remarquables pistards de sa génération. Le maillot, sa dédicace et la photographie de sa remise constituent un témoignage privilégié des six titres européens de René Pijnen et de son exceptionnelle carrière dans les courses à l’américaine et les Six Jours.

PIECE N° 245

PINTENS Georges (B)
(15.10.1946)

Son maillot de l’équipe M.I.C.–Ludo–de Gribaldy porté en 1974

Né le 15 octobre 1946 à Anvers, Georges Pintens est l’un des meilleurs coureurs belges de classiques de la fin des années 1960 et du début des années 1970. Professionnel de 1968 à 1976, il se distingue par sa résistance, sa polyvalence et son efficacité sur les parcours difficiles et vallonnés.

Dès sa première saison professionnelle, il remporte une étape du Tour de France 1968 entre Pau et Saint-Gaudens et termine douzième du classement général. Deux ans plus tard, il se classe dixième de la Grande Boucle, confirmant ses qualités dans les courses par étapes. Il participe au total à cinq éditions du Tour de France.

Son palmarès compte plusieurs victoires prestigieuses : l’Amstel Gold Race en 1970, Gand-Wevelgem et le classement général du Tour de Suisse en 1971, le Grand Prix du canton d’Argovie en 1972 ainsi que le Tour d’Andalousie et le Grand Prix de Francfort en 1973. Il remporte également une étape du Tour d’Espagne en 1976.

Le sommet de sa carrière intervient en 1974. Sous les couleurs de l’équipe M.I.C.–Ludo–de Gribaldy, Georges Pintens s’impose dans Liège–Bastogne–Liège.

La pièce présentée est un maillot porté par Georges Pintens pendant cette mémorable saison 1974. Le maillot porte plusieurs inscriptions manuscrites ainsi que le nom de Georges Pintens. Ces éléments personnalisent la pièce et la rattachent directement au coureur.

Ce vêtement est étroitement associé à la plus grande victoire de Georges Pintens. Il rappelle la saison durant laquelle le coureur anversois triomphe dans Liège–Bastogne–Liège et offre à la jeune équipe dirigée par Jean de Gribaldy son succès le plus prestigieux.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette pièce conserve le souvenir de Georges Pintens et de son triomphe dans Liège–Bastogne–Liège 1974. Le maillot M.I.C., ses inscriptions et les portraits du coureur en font un témoignage personnel et particulièrement représentatif de l’une des grandes figures belges des classiques.

 

PIECE N° 250

PLANCKAERT Eddy (B)
(22.09.1958)

Son maillot de vainqueur du classement par points du Tour de France 1988

Sprinteur rapide et redoutable dans les classiques, Eddy Planckaert naît le 22 septembre 1958 à Nevele, en Flandre-Orientale. Professionnel de 1980 à 1991, il appartient à une célèbre famille de cyclistes belges et se forge un palmarès remarquable grâce à sa pointe de vitesse, sa résistance et son aisance sur les routes pavées.

Au cours de sa carrière, Eddy Planckaert remporte notamment le Circuit Het Volk en 1984 et 1985, le Grand Prix E3 en 1987 et 1989, le Tour des Flandres en 1988 ainsi que Paris–Roubaix en 1990. Il compte également treize victoires d’étapes dans les grands tours : deux dans le Tour de France, une dans le Tour d’Italie et dix dans le Tour d’Espagne.

La saison 1988 est l’une des plus prestigieuses de son parcours. Quelques mois après avoir remporté le Tour des Flandres, Eddy Planckaert prend le départ du Tour de France sous les couleurs de l’équipe ADR. Sans gagner d’étape, il remporte le classement par points avec 278 points, devant l’Américain Davis Phinney et l’Irlandais Sean Kelly. Il ramène ainsi le maillot vert sur les Champs-Élysées, au terme de la seule édition du Tour de France qu’il parvient à terminer.

La pièce présentée est un maillot vert porté par Eddy Planckaert au cours du Tour de France 1988. Le vêtement présente des marques d’usage et une modification visible à l’emplacement d’un ancien écusson. Ces particularités font partie de son histoire matérielle et témoignent de son utilisation.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette pièce conserve le souvenir du maillot vert remporté par Eddy Planckaert dans le Tour de France 1988. Associée à son succès dans le Tour des Flandres la même année, elle illustre parfaitement la polyvalence d’un coureur capable de briller aussi bien dans les classiques que dans les sprints d’un grand tour.