Les médailles & plaquettes - 1
PIECE N°516
ALBANI Giorgio (I)
(15.06.1929 – 29.07.2015)
Sa médaille d’or de champion d’Italie sur route 1956
Né le 15 juin 1929 à Monza, Giorgio Albani est un coureur cycliste italien, professionnel de 1949 à 1959. Rapide, régulier et particulièrement efficace dans les épreuves d’un jour, il effectue l’essentiel de sa carrière sous les couleurs de la prestigieuse formation Legnano.
Son palmarès compte une trentaine de victoires. Il remporte notamment la Coppa Agostoni en 1950, le Tour du Piémont et le Tour des Apennins en 1952, la Coppa Bernocchi en 1953, puis les Trois Vallées varésines et une seconde édition du Tour des Apennins en 1954. Albani s’illustre également sur le Tour d’Italie, dont il dispute dix éditions. Il y remporte sept étapes entre 1952 et 1956 et porte pendant une journée le maillot rose en 1952, année où il termine dixième du classement général.
La saison 1956 constitue l’un des sommets de sa carrière. Vainqueur du Tour de Vénétie et de deux étapes du Giro, il devient surtout champion d’Italie sur route. À cette époque, le titre national est attribué au terme d’un classement par points établi sur plusieurs grandes épreuves du calendrier italien.
Après avoir raccroché le vélo, Giorgio Albani poursuit une remarquable carrière de directeur sportif. Pendant de nombreuses années, il dirige l’équipe Molteni et accompagne notamment Eddy Merckx au cours d’une période particulièrement glorieuse.
La pièce présentée est la médaille d’or remise à Giorgio Albani pour son titre de champion d’Italie sur route 1956. Elle constitue le témoignage matériel de l’une des distinctions les plus importantes obtenues durant sa carrière. Sur l’une de ses faces figurent les armoiries de la République italienne, une étoile entourée d’une couronne végétale, ainsi que l’inscription « IL PRESIDENTE DELLA REPUBBLICA ». Une branche stylisée complète cette composition officielle. L’autre face présente un athlète de profil tenant une palme, symbole traditionnel de victoire et de mérite sportif. Le pourtour torsadé et la bélière supérieure donnent à l’ensemble l’aspect solennel d’une récompense honorifique.
La lettre manuscrite reproduite à gauche accompagne la médaille et précise son origine. La fille de Giorgio Albani y évoque ses souvenirs familiaux et confirme que cette récompense fut attribuée à son père à l’occasion du championnat d’Italie 1956.
PIECE N° 502
BOST Josiane (F)
(07.04.1956)
Sa médaille de vice-championne de France de poursuite 1976
Née le 7 avril 1956 à Tournus, en Saône-et-Loire, Josiane Bost est une ancienne coureuse cycliste française. Elle s’illustre aussi bien sur route que sur piste et compte parmi les meilleures représentantes du cyclisme féminin français des années 1970.
Sa carrière est marquée par sa rivalité sportive avec Geneviève Gambillon. Sur route, Josiane Bost monte à plusieurs reprises sur le podium du championnat de France : deuxième en 1972, 1975 et 1977, elle termine également troisième en 1976. Elle connaît la consécration internationale en 1977 à San Cristóbal, au Venezuela, en devenant championne du monde sur route. Elle remporte la course en solitaire devant l’Américaine Connie Carpenter et la Néerlandaise Minnie Brinkhoff, inscrivant ainsi son nom au palmarès mondial.
Josiane Bost obtient également d’excellents résultats sur piste. Deuxième du championnat de France de poursuite individuelle en 1975 puis en 1976, elle conquiert le titre national dans cette discipline en 1977 et 1978. Elle devient aussi championne de France de vitesse en 1978.
La pièce présentée est la médaille d’argent remise à Josiane Bost pour sa deuxième place au championnat de France de poursuite individuelle de 1976, remporté par Geneviève Gambillon. Cette médaille métallique est suspendue à un ruban tricolore bleu, blanc et rouge. Sa forme traditionnelle et sa finition argentée rappellent son statut de récompense officielle décernée lors d’un championnat national. Cet objet souvenir témoigne donc des qualités de puissance, de régularité et d’endurance de Josiane Bost.
Répertoriée dans la collection sous le numéro N.G. 502, elle constitue un précieux souvenir de la carrière sur piste de la championne française, un an avant son titre mondial sur route.
PIECE N° 567
BRACKE Ferdinand (B)
(25.05.1939)
Sa médaille d’argent du championnat du monde de poursuite 1965
Né le 25 mai 1939 à Hamme, Ferdinand Bracke est un ancien coureur cycliste belge, professionnel de 1962 à 1978. Remarquable rouleur, il s’illustre aussi bien sur la piste que dans les contre-la-montre et les grandes courses par étapes.
Il devient une première fois champion du monde de poursuite professionnelle en 1964. L’année suivante, aux championnats du monde organisés à Saint-Sébastien, il décroche la médaille d’argent de la spécialité, battu par l’Italien Leandro Faggin. Il obtient une nouvelle médaille d’argent mondiale en 1966, puis retrouve le titre de champion du monde en 1969. Le 30 octobre 1967, à Rome, Ferdinand Bracke établit également un nouveau record du monde de l’heure en parcourant 48,093 kilomètres. Il devient alors le premier cycliste à franchir la barrière des 48 kilomètres dans cette épreuve mythique. Ses qualités de rouleur lui permettent également de construire un brillant palmarès sur route. Il remporte deux étapes du Tour de France, en 1966 et 1976, ainsi que le Grand Prix des Nations. Son succès le plus important intervient en 1971 lorsqu’il gagne le classement général du Tour d’Espagne, devant Wilfried David et Luis Ocaña.
La pièce présentée est la médaille d’argent remise à Ferdinand Bracke lors du championnat du monde de poursuite professionnelle de 1965, disputé au vélodrome d’Anoeta de Saint-Sébastien. De forme légèrement trapézoïdale, cette médaille métallique porte sur sa face principale l’inscription « Championnats du Monde – Poursuite Professionnels 1965 ». Son décor représente deux coureurs stylisés, évocation directe du duel caractéristique de la poursuite sur piste. Le revers est orné de l’inscription « Union Cycliste Internationale », des couleurs de plusieurs nations et de la mention « 2e prix », confirmant la place de vice-champion du monde obtenue par le coureur belge.
L’article de presse reproduit dans la composition relate les épreuves disputées à Saint-Sébastien et mentionne la défaite de Ferdinand Bracke face à Leandro Faggin en poursuite. Il replace ainsi la médaille dans son contexte sportif et historique.
La photographie associée montre Ferdinand Bracke plusieurs décennies plus tard, tenant cette même médaille aux côtés du collectionneur. Elle souligne le lien personnel entre le champion et cet important souvenir de sa carrière.