PIECE N° 123

GÉRARDIN Louis « Toto » (F)
(12.08.1912 – 23.05.1982)

Son trophée « La Comète », remporté au Vél’ d’Hiv en 1931

Né le 12 août 1912 à Boulogne-Billancourt, Louis Gérardin est un coureur cycliste français, spécialiste de la vitesse sur piste. Surnommé « Toto », il compte parmi les figures les plus populaires des vélodromes français durant les années 1930 et 1940.

Il se révèle très jeune en remportant, à dix-huit ans, le championnat du monde de vitesse amateur de 1930. Ce succès lui permet d’accéder rapidement au plus haut niveau et marque le début d’une longue carrière parmi l’élite internationale du sprint.

Puissant, rapide et doté d’un grand sens tactique, Gérardin devient l’un des principaux représentants français de la vitesse. Plusieurs fois champion de France, il affronte les meilleurs spécialistes européens au cours de réunions qui attirent un public nombreux dans les grands vélodromes.

À l’automne 1931, Louis Gérardin participe à une épreuve de vitesse organisée au Vélodrome d’Hiver de Paris, le célèbre « Vél’ d’Hiv ». Sa performance est récompensée par un trophée spectaculaire connu sous le nom de « La Comète ».

La pièce présentée se distingue par sa forme particulièrement originale. Elle représente une figure féminine ailée, étendue dans une position évoquant le vol et la vitesse. Sa longue chevelure, prolongée vers l’arrière par de puissantes lignes ondoyantes, rappelle la traînée lumineuse d’une comète traversant le ciel. La sculpture repose sur un ensemble de volumes circulaires superposés, dont les formes peuvent évoquer le mouvement, les roues d’un vélo ou les nuages traversés par la figure. La patine dorée accentue le caractère prestigieux de l’œuvre et met en valeur son traitement de style Art déco, caractéristique de l’entre-deux-guerres. Par son mouvement élancé et son importante dimension symbolique, ce trophée célèbre à la fois la rapidité du sprinteur et la modernité des grandes compétitions sur piste. Il constitue une récompense très différente des coupes traditionnelles habituellement remises aux vainqueurs.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, le trophée « La Comète » perpétue le souvenir des grandes réunions organisées au Vél’ d’Hiv. Il témoigne également du prestige acquis dès ses débuts par Louis Gérardin, l’un des grands spécialistes français de la vitesse sur piste.

PIECE N° 127

GISIGER Daniel (CH)
(09.10.1954)

Son maillot et son trophée de vainqueur de l’Étoile des Espoirs 1978

Né le 9 octobre 1954 à Baccarat, en France, Daniel Gisiger est un ancien coureur cycliste suisse. Professionnel à partir de 1977, il mène une carrière remarquable sur la route comme sur la piste, se distinguant particulièrement dans les épreuves contre-la-montre et de poursuite.

Avant son passage chez les professionnels, il s’illustre en 1977 en établissant un record du monde amateur de l’heure. La même année, il obtient deux médailles de bronze aux championnats du monde sur piste, en poursuite individuelle et en poursuite par équipes.

Dès la saison 1978, Daniel Gisiger confirme ses qualités de rouleur. Il remporte une étape contre-la-montre du Tour de Romandie, le Grand Prix d’Isbergues et le classement général de l’Étoile des Espoirs. Il participe également cette année-là à son premier Tour de France. 

Disputée du 10 au 15 octobre 1978, l’Étoile des Espoirs se compose de plusieurs étapes organisées dans le nord de la France et en Belgique. Au terme des quelque 745 kilomètres de course, Gisiger s’impose devant le Néerlandais Fedor den Hertog et le Belge Gery Verlinden. Cette victoire constitue l’un des premiers grands succès professionnels de Daniel Gisiger. Elle annonce une carrière au cours de laquelle le Suisse remportera notamment deux Grands Prix des Nations, trois Trophées Baracchi ainsi que deux étapes du Tour d’Italie. Il connaîtra également de nombreux succès dans les courses de Six Jours.

Les pièces présentées sont le maillot et le trophée commémorant sa victoire au classement général de l’Étoile des Espoirs 1978. Le trophée prend la forme d’un bas-relief métallique représentant un coureur penché sur sa machine. Le cycliste se détache devant une surface aux contours irréguliers, parcourue de lignes évoquant une carte et les routes empruntées par la compétition.

Présentés dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce maillot et ce trophée perpétuent la mémoire de la victoire de Daniel Gisiger à l’Étoile des Espoirs 1978. Ils témoignent des débuts prometteurs d’un coureur complet, performant sur la route comme sur les vélodromes.

PIECE N° 131

GODEFROOT Walter (B)
(02.07.1943 – 01.09.2025)

Son trophée de vainqueur de Dwars door België 1968

Né le 2 juillet 1943 à Gand, Walter Godefroot est un ancien coureur cycliste belge. Professionnel de 1965 à 1979, il s’impose comme l’un des meilleurs spécialistes des classiques et l’un des sprinteurs les plus redoutables de sa génération.

Surnommé « le Bouledogue des Flandres », il se distingue d’abord chez les amateurs en remportant la médaille de bronze de la course sur route aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964. Passé professionnel l’année suivante, il devient rapidement l’un des principaux adversaires d’Eddy Merckx.

Son imposant palmarès comprend notamment Liège–Bastogne–Liège en 1967, le Tour des Flandres en 1968 et 1978, Paris–Roubaix en 1969 ainsi que deux éditions de Bordeaux–Paris. Il remporte également deux championnats de Belgique, dix étapes du Tour de France et le classement par points de l’édition 1970.

Le 24 mars 1968, Walter Godefroot remporte Dwars door België, épreuve aujourd’hui connue sous le nom de Dwars door Vlaanderen, ou « À travers la Flandre ». Disputée sur 200 kilomètres, avec départ et arrivée à Waregem, la course est bouclée en 5 heures et 19 minutes. 

La pièce présentée est le trophée commémorant sa victoire dans Dwars door België 1968. Elle prend la forme d’une haute coupe métallique aux lignes sobres, légèrement évasée dans sa partie supérieure. Son corps porte plusieurs inscriptions gravées rappelant la ville de Waregem, l’épreuve et l’année 1968. La coupe est surmontée d’un médaillon circulaire décoré d’une figure sportive en relief, tandis que sa base ornée souligne le caractère solennel de la récompense. La patine claire du métal, les traces laissées par le temps et la simplicité de sa silhouette confèrent à cet objet une forte valeur historique. Le document reproduit à droite rappelle le résultat de la course et porte le titre : « Godefroot s’impose à Waregem ». Il associe directement le trophée à la victoire obtenue devant Willy Monty et Bernard Van de Kerckhove.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce trophée perpétue le souvenir de la victoire de Walter Godefroot à Waregem. Il témoigne de la carrière exceptionnelle d’un coureur puissant et combatif, capable de s’imposer aussi bien dans les classiques pavées que dans les arrivées au sprint.