PIECE N° 304

VAN HOOYDONCK Edwig (B)
(04.08.1966)

Son maillot de leader de la Coupe du monde porté lors de Paris–Roubaix 1989

Né le 4 août 1966 à Ekeren, dans la province d’Anvers, Edwig Van Hooydonck est un ancien coureur cycliste belge, spécialiste des classiques flandriennes. Sa grande taille, sa puissance sur les secteurs pavés et son tempérament offensif en font l’un des principaux coureurs de classiques de sa génération.

Dès 1987, Edwig Van Hooydonck confirme ses qualités en remportant la Flèche brabançonne. Il se classe également cinquième de Paris–Roubaix pour sa première participation à l’épreuve, démontrant immédiatement son aisance sur les pavés et les routes difficiles du Nord. La saison 1989 marque une étape majeure de sa carrière. Sous les couleurs de l’équipe Superconfex–Yoko, il remporte Kuurne–Bruxelles–Kuurne, puis s’impose dans le Tour des Flandres. Après une attaque décisive dans le Bosberg, il parcourt seul les derniers kilomètres et remporte, à 22 ans, son premier Monument.

Cette victoire lui permet de prendre la tête de la toute nouvelle Coupe du monde de cyclisme sur route, créée en 1989 afin de réunir les principales classiques internationales au sein d’un classement annuel. Edwig Van Hooydonck devient ainsi le premier coureur belge à porter le maillot distinctif de leader de cette compétition. Le 9 avril 1989, une semaine après son succès dans le Tour des Flandres, il prend le départ de Paris–Roubaix vêtu de ce maillot. Considéré comme l’un des favoris, il affronte les 265 kilomètres séparant Compiègne du vélodrome de Roubaix ainsi que les nombreux secteurs pavés de l’« Enfer du Nord ». La course est remportée par le Belge Jean-Marie Wampers devant son compatriote Dirk De Wolf. Edwig Van Hooydonck règle le groupe suivant et termine à la troisième place, à 59 secondes du vainqueur.

La pièce présentée est le maillot de leader de la Coupe du monde porté par Edwig Van Hooydonck lors de ce Paris–Roubaix 1989. Une inscription manuscrite et une signature du coureur sont visibles sur la partie supérieure du vêtement.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce maillot conserve le souvenir d’un moment important de la carrière d’Edwig Van Hooydonck. Porté sur les pavés de Paris–Roubaix par le premier Belge devenu leader de la Coupe du monde, il constitue un témoignage directement lié à l’histoire des classiques et du cyclisme belge.

PIECE N° 308

VAN ITTERBEECK Benjamin (B)
(16.04.1964)

Son maillot de champion de Belgique sur route 1991

Né le 16 avril 1964 à Heist-op-den-Berg, dans la province d’Anvers, Benjamin Van Itterbeeck est un ancien coureur cycliste belge. Coureur polyvalent et résistant, il se distingue principalement dans les épreuves d’un jour, les courses par étapes de courte durée et les compétitions disputées sur des parcours exigeants.

Benjamin Van Itterbeeck devient professionnel à la fin de la saison 1986 au sein de la formation Lotto. Dès ses premières années, il remporte le Grand Prix de Betekom et la Puivelde Koerse, tout en terminant troisième du classement général du Tour de Luxembourg en 1987. Il devient également champion de Belgique de poursuite en 1988. Après une victoire dans le Prix national de clôture en 1989, il s’impose en 1990 dans le Circuit Mandel–Lys–Escaut. Ces succès confirment les qualités d’un coureur capable de résister sur les parcours accidentés et de saisir sa chance dans les épreuves d’un jour.

Le moment le plus important de sa carrière intervient le 30 juin 1991 à Renaix. Sous les couleurs de l’équipe Histor–Sigma, Benjamin Van Itterbeeck remporte le championnat de Belgique sur route au terme d’une épreuve de 272 kilomètres. Il devance Jim Van de Laer de 18 secondes, tandis que son coéquipier Wilfried Peeters prend la troisième place.

La pièce présentée est un maillot de champion de Belgique porté par Benjamin Van Itterbeeck après son titre de 1991.

Après son titre national, Benjamin Van Itterbeeck poursuit sa carrière jusqu’en 1995. Il remporte notamment une étape du Tour DuPont et une étape de la Route du Sud en 1993. Cette même année, il obtient l’une de ses meilleures performances dans une grande classique en terminant neuvième de Paris–Roubaix. En 1996, revenu parmi les élites sans contrat, il devient une nouvelle fois champion de Belgique dans cette catégorie.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce maillot conserve le souvenir du principal succès de Benjamin Van Itterbeeck. Ses couleurs nationales, ses emblèmes et les marques de son équipe en font un témoignage représentatif du cyclisme belge professionnel au début des années 1990.

 

PIECE N° 310

VAN LINDEN Rik (B)
(28.07.1949)

Son maillot vert en soie utilisé dans les Six Jours en 1975

Né le 28 juillet 1949 à Wilrijk, dans la province d’Anvers, Henri, dit Rik Van Linden, est un ancien coureur cycliste belge. Redoutable sprinteur, il s’illustre aussi bien sur la route que sur la piste et devient l’un des meilleurs spécialistes des arrivées rapides durant les années 1970.

Rik Van Linden devient professionnel en 1971. Dès sa première saison, il remporte Paris–Tours, l’une des grandes classiques françaises de l’automne. Il s’impose une seconde fois dans cette épreuve en 1973, confirmant sa capacité à résister sur de longues distances avant de faire la différence au sprint. Au cours de sa carrière, il remporte quinze étapes dans les trois grands tours : neuf dans le Tour d’Italie, quatre dans le Tour de France et deux dans le Tour d’Espagne. Il gagne également plusieurs étapes de Paris–Nice et de Tirreno–Adriatico, ainsi que Milan–Turin et le Tour de Sardaigne.

La saison 1975 constitue l’un des sommets de sa carrière. Sous les couleurs de l’équipe Bianchi–Campagnolo, Rik Van Linden remporte une étape du Tour d’Italie, puis trois étapes du Tour de France. Sa régularité dans les arrivées massives lui permet de gagner le classement par points du Tour de France devant Eddy Merckx et de ramener le maillot vert à Paris. Parallèlement à ses succès sur route, Rik Van Linden participe régulièrement aux compétitions sur piste. Il dispute notamment les épreuves d’américaine, d’omnium, de course derrière derny et plusieurs réunions de Six Jours. Rapides et spectaculaires, ces compétitions se déroulent sur des vélodromes couverts et associent endurance, vitesse et maîtrise tactique.

La pièce présentée est un maillot vert en soie utilisé par Rik Van Linden dans les Six Jours en 1975. Sa matière légère et brillante est caractéristique de certaines tenues de piste de cette période. Ce maillot témoigne d’une époque durant laquelle de nombreux champions sur route participent également aux grandes réunions hivernales sur piste.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce maillot en soie conserve le souvenir de la double carrière, sur route et sur piste, de Rik Van Linden. Sa couleur, sa matière et son association avec les Six Jours de 1975 en font un témoignage représentatif du cyclisme professionnel des années 1970.