Les médailles & plaquettes - 7 

PIECE N°542

DAEMS Corneille (B)
(04.02.1964)

      Sa médaille de participation au dernier       Bordeaux–Paris en 1988

Corneille Daems grandit dans une famille profondément liée au cyclisme. Il est le fils d’Émile Daems, célèbre champion belge, vainqueur du Tour de Lombardie, de Milan–San Remo et de Paris–Roubaix.

Corneille se distingue dès les catégories de jeunes. En 1980, à Nijlen, il devient champion de Belgique sur route chez les débutants. Il remporte ensuite plusieurs épreuves, parmi lesquelles la Trophée de Flandre en 1981 et Ledegem–Kemmel–Ledegem en 1982.

Créé en 1891, Bordeaux–Paris fut longtemps considéré comme l’une des courses les plus éprouvantes du calendrier. Surnommée le « Derby de la route », elle imposait aux participants un effort exceptionnel accompli en grande partie durant la nuit.

L’édition 1988 est remportée par le Français Jean-François Rault. Elle constitue la dernière édition professionnelle de cette épreuve historique, ce qui confère une valeur documentaire particulière aux souvenirs remis aux participants.

La médaille présentée commémore la participation de Corneille Daems à cet ultime Bordeaux–Paris. Sur une face apparaît une carte retraçant l’itinéraire entre Bordeaux et Fontenay-sous-Bois, avec les principales villes traversées : Ruffec, Montmorillon, Valençay, Étampes et Fontenay-sous-Bois. L’autre face montre un peloton de coureurs lancé sur la route. Le relief met en valeur la densité du groupe, les visages marqués par l’effort et l’atmosphère caractéristique des grandes épreuves d’endurance.

La photographie de droite représente Corneille Daems dans le maillot de l’équipe SEFB–Peugeot, auprès de son vélo de course. Elle replace la médaille dans la saison 1988 et rappelle sa présence au sein du peloton professionnel.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille témoigne à la fois du parcours de Corneille Daems et de la disparition, en 1988, de l’une des épreuves les plus longues et les plus légendaires de l’histoire du cyclisme professionnel.

PIECE N° 543

DAEMS Corneille (B)
(04.02.1964)

                     Sa médaille de participation au                    Tour de la Communauté européenne 1989

Né le 4 février 1964 à Etterbeek, Corneille Daems grandit dans une famille profondément attachée au cyclisme. Il est le fils d’Émile Daems, l’un des grands coureurs belges des années 1960, vainqueur notamment du Tour de Lombardie, de Milan–San Remo et de Paris–Roubaix.

Corneille se distingue dès les catégories de jeunes. En 1980, à Nijlen, il devient champion de Belgique sur route chez les débutants. Il remporte ensuite la Trophée de Flandre en 1981 et Ledegem–Kemmel–Ledegem en 1982. Après plusieurs saisons chez les amateurs, il passe professionnel en 1986 dans l’équipe néerlandaise Transvemij–Van Schilt. Il rejoint ensuite la formation belge SEFB, pour laquelle il court à la fin des années 1980.

En septembre 1989, Corneille Daems participe au Tour de la Communauté européenne, une importante course par étapes héritière du Tour de l’Avenir. Son parcours traverse plusieurs pays et symbolise, à travers le sport cycliste, le rapprochement des nations européennes. Disputée du 6 au 14 septembre, l’édition 1989 est remportée par le Français Pascal Lino devant Laurent Bezault et Denis Roux. Corneille Daems termine l’épreuve à la 93e place du classement général sous les couleurs de l’équipe SEFB.

La médaille présentée fut remise à Corneille Daems en souvenir de sa participation. Elle montre une carte du parcours reliant différentes villes de France, de Belgique, du Luxembourg et d’Allemagne. On y distingue notamment Paris, Épernay, Charleville-Mézières, Houffalize, Luxembourg, Coblence, Wiesbaden, Sarrebourg, Épinal et Colmar. Cette représentation géographique souligne la vocation internationale et européenne de l’épreuve. La surface sobre de la médaille, traitée en relief, met principalement en valeur les frontières, les villes-étapes et le tracé suivi par les coureurs. Elle constitue ainsi un véritable document cartographique de cette édition.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille conserve le souvenir de la participation de Corneille Daems au Tour de la Communauté européenne 1989 et témoigne d’une épreuve qui associait compétition sportive et idéal de rapprochement européen.

 

PIECE N° 536

DAEMS Émile (B)
(04.04.1938 – 17.10.2024)

La médaille commémorative remise à Briançon en 1989

Né le 4 avril 1938 à Genval, Émile Daems devient professionnel en 1959. Coureur de petit gabarit, rapide au sprint et particulièrement combatif, il s’impose rapidement comme l’un des meilleurs spécialistes belges des classiques.

Sa carrière prend une dimension internationale en 1960 lorsqu’il remporte le Tour de Lombardie, l’une des grandes épreuves du calendrier. La saison suivante, il gagne le Tour de Sardaigne, le Tour du Tessin et une étape du Tour de France entre Roubaix et Charleroi. L’année 1962 constitue le sommet de son parcours. Émile Daems remporte Milan–San Remo, deux étapes du Tour d’Italie et trois étapes du Tour de France. Il termine également deuxième de Paris–Roubaix et treizième du classement général de la Grande Boucle. Son exploit le plus inattendu survient le 11 juillet 1962 lors de la 18e étape du Tour de France, longue de 241,5 kilomètres entre Juan-les-Pins et Briançon. Malgré son profil de sprinteur et de coureur de classiques, Daems franchit les cols alpins et s’impose à Briançon après plus de neuf heures de course. En 1963, il ajoute une nouvelle victoire prestigieuse à son palmarès en remportant Paris–Roubaix devant Rik Van Looy et Jan Janssen. La photographie de droite évoque l’arrivée de cette grande classique sur le vélodrome de Roubaix. Au total, Émile Daems remporte quatre étapes du Tour de France et deux étapes du Tour d’Italie. Sa carrière professionnelle s’achève en 1966, alors qu’il n’est âgé que de 28 ans, en raison des séquelles d’une chute.

La médaille présentée lui fut remise à Briançon le 13 juillet 1989, lors du passage du Tour de France dans la cité alpine. Cette cérémonie rendait hommage à sa victoire obtenue vingt-sept ans plus tôt sur la route de Juan-les-Pins à Briançon. Conservée dans son écrin rouge, la médaille porte sur une face l’inscription manuscrite « Daems Émile – Tour de France – 13 juillet 1989 ». L’autre face présente une vue en relief de Briançon et de ses fortifications, dominées par les montagnes.

Décédé le 17 octobre 2024, Émile Daems laisse le souvenir d’un champion audacieux et polyvalent, capable de gagner aussi bien les plus grandes classiques qu’une redoutable étape de haute montagne.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille commémorative perpétue le souvenir de son exceptionnelle victoire à Briançon lors du Tour de France 1962.