Les médailles & plaquettes - 10 

PIECE N°165

KOBLET Hugo (CH)
(21.03.1925 – 06.11.1964)

Médaille d’or offerte par les sportifs italiens à Castelletto d’Orba en 1954

Né le 21 mars 1925 à Zurich, Hugo Koblet débute dans le cyclisme sur piste avant de devenir l’un des meilleurs coureurs sur route de son époque. Élégant, souriant et toujours particulièrement soigné, il reçoit le surnom de « Pédaleur de charme ».

Excellent rouleur, il domine durant plusieurs années le championnat suisse de poursuite. Il remporte huit titres nationaux consécutifs dans cette discipline entre 1947 et 1954, tout en construisant un remarquable palmarès sur route.

L’année 1950 marque sa consécration internationale. Hugo Koblet devient le premier coureur étranger à remporter le Tour d’Italie. Il gagne également le Tour de Suisse et le championnat de Suisse sur route. En 1951, il s’impose brillamment dans le Tour de France. Sa longue échappée solitaire entre Brive et Agen demeure l’un des exploits les plus célèbres de l’histoire de la Grande Boucle. À Paris, il devance Raphaël Géminiani et Lucien Lazaridès au classement général. Hugo Koblet remporte encore le Tour de Suisse en 1953 et en 1955. Son palmarès comprend également de nombreuses victoires d’étape dans le Tour d’Italie et le Tour de France, ainsi que plusieurs succès sur piste et dans les courses de Six Jours.

La médaille présentée lui est offerte en 1954 par des admirateurs italiens de Castelletto d’Orba, dans le Piémont. Elle ne semble pas récompenser la victoire dans une course précise, mais constitue un hommage à l’ensemble de ses exploits et à la popularité dont il jouissait en Italie. Son inscription peut être traduite ainsi : « Au champion plein de fantaisie Hugo Koblet, de la part des sportifs italiens de Castelletto d’Orba – 1954 ». Le mot italien fantasista souligne son élégance, sa créativité et son panache dans la manière de courir.

Conservée dans son écrin rouge portant la mention « De Luxe – Or 18 carats », cette médaille possède une provenance exceptionnelle. La lettre reproduite sur le montage indique qu’elle fut confiée personnellement au musée par Sonja Koblet, l’épouse du champion. Elle la présente comme l’un des tout derniers souvenirs personnels de son mari et exprime le souhait qu’elle soit dignement préservée. La photographie montre Hugo Koblet aux côtés de Sonja et rappelle une facette plus intime de sa vie. Elle contraste avec l’image du grand champion admiré pour sa beauté, son élégance et son immense talent sportif.

Hugo Koblet disparaît tragiquement le 6 novembre 1964, à l’âge de 39 ans, à la suite d’un accident automobile. Il demeure l’une des figures les plus attachantes et les plus prestigieuses de l’histoire du cyclisme suisse.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille d’or témoigne de l’admiration portée en Italie au « Pédaleur de charme » et conserve un lien direct avec la famille d’Hugo Koblet.

PIECE N° 192

MAES Romain (B)
(10.08.1912 – 22.02.1983)

       Sa médaille du Grand Gala de tous les Sports           du 25 novembre 1939

Né le 10 août 1912 à Zerkegem, en Flandre-Occidentale, Romain Maes commence la compétition cycliste à l’âge de 17 ans. Il devient professionnel en 1933 sous les couleurs de l’équipe Alcyon-Dunlop et se fait rapidement remarquer par son courage et son tempérament offensif.

Après une première participation au Tour de France en 1934, il est de nouveau sélectionné dans l’équipe belge pour l’édition 1935. Dès la première étape entre Paris et Lille, Romain Maes s’échappe, remporte la victoire et s’empare du maillot jaune.

Le 28 juillet 1935, Romain Maes entre en vainqueur au Parc des Princes. Il s’impose au classement général devant l’Italien Ambrogio Morelli et son compatriote Félicien Vervaecke. Vainqueur de trois étapes, il réalise l’exploit de porter le maillot jaune de la première à la dernière journée du Tour. La couverture du Soir Illustré du 3 août 1935 reproduite sur le montage témoigne de l’enthousiasme suscité en Belgique par cette victoire. Elle montre Romain Maes à son arrivée au Parc des Princes, se dirigeant vers sa mère venue l’acclamer.

Sa carrière se poursuit avec plusieurs résultats importants. En 1936, il termine deuxième de Paris–Roubaix après avoir pourtant franchi la ligne d’arrivée devant Georges Speicher, déclaré vainqueur par les juges. En 1939, il gagne une étape contre-la-montre du Tour de France, porte de nouveau le maillot jaune et prend la deuxième place du Tour des Flandres.

La médaille présentée est offerte à Romain Maes à l’occasion du Grand Gala de tous les Sports, organisé le 25 novembre 1939. Remise quatre ans après son triomphe dans la Grande Boucle, elle rend hommage à l’ensemble de sa carrière et à la place particulière qu’il occupe alors dans le sport belge. L’une de ses faces présente un profil féminin entouré de symboles sportifs, parmi lesquels apparaissent les anneaux olympiques. L’autre porte l’inscription commémorative du gala, accompagnée de motifs de laurier symbolisant la victoire et la reconnaissance sportive.

Après avoir couru comme professionnel jusqu’en 1942, Romain Maes quitte progressivement la compétition. Il exploite ensuite à Bruxelles un établissement portant un nom directement inspiré de son plus grand succès : Le Maillot Jaune.

Décédé le 22 février 1983 à Grand-Bigard, Romain Maes reste dans l’histoire comme l’un des rares vainqueurs du Tour de France ayant conservé la première place du classement général de bout en bout.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille rappelle l’hommage rendu en 1939 à celui qui avait offert à la Belgique l’un de ses plus éclatants triomphes dans le Tour de France.

PIECE N° 193

MAES Romain (B)
(10.08.1912 – 22.02.1983)

Sa médaille d’hommage reçue du Palais des Sports de Bruxelles

Romain Maes grandit dans une famille nombreuse et commence à participer à des compétitions cyclistes vers l’âge de 17 ans. Il devient professionnel en 1933 au sein de l’équipe Alcyon-Dunlop.

Après une première participation au Tour de France en 1934, il est sélectionné l’année suivante dans la puissante équipe nationale belge. Le 4 juillet 1935, lors de la première étape entre Paris et Lille, il attaque et s’impose en solitaire. Cette victoire lui permet de revêtir immédiatement le maillot jaune. Romain Maes défend courageusement sa première place durant toute l’épreuve. Il remporte également la onzième étape à Cannes, puis gagne la dernière étape au Parc des Princes. Après plus de 4 300 kilomètres de course, il s’impose au classement général devant l’Italien Ambrogio Morelli et le Belge Félicien Vervaecke. Vainqueur de trois étapes, Romain Maes réalise l’exploit exceptionnel de porter le maillot jaune de la première à la dernière journée du Tour de France 1935. Il devient alors l’un des champions les plus populaires de Belgique.

La photographie présentée montre le coureur en train d’effectuer une réparation au bord de la route. Elle rappelle les conditions difficiles dans lesquelles les champions de cette époque devaient parfois intervenir eux-mêmes sur leur bicyclette avant de reprendre la course.

La médaille conservée fut offerte à Romain Maes par le Palais des Sports de Bruxelles, probablement en hommage à sa victoire dans le Tour de France. La date précise de sa remise n’étant pas gravée sur l’objet, il convient toutefois de ne pas l’affirmer avec certitude. Le verso de la médaille représente deux coureurs cyclistes en plein effort. Son revers porte simplement l’inscription « Hommage du Palais des Sports de Bruxelles ». Cette formulation montre qu’il s’agit d’une distinction honorifique et non de la médaille d’une épreuve particulière.

Romain Maes poursuit sa carrière jusqu’en 1942. Il termine deuxième de Paris–Roubaix en 1936 et du Tour des Flandres en 1939. Cette même année, il remporte encore une étape contre-la-montre du Tour de France et porte brièvement le maillot jaune.

Après sa carrière sportive, il tient à Bruxelles un établissement appelé Le Maillot Jaune, qui devient un lieu fréquenté par les amateurs et les personnalités du cyclisme. Romain Maes meurt le 22 février 1983 à Grand-Bigard, à l’âge de 70 ans.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, cette médaille témoigne de l’hommage rendu par le célèbre Palais des Sports de Bruxelles au prestigieux vainqueur du Tour de France 1935.