Les maillots - 31
PIECE N° 535
GÖLZ Rolf (D)
(29.06.1945)
Son maillot de vainqueur du Tour méditerranéen 1992
Né à Bad Schussenried, en Allemagne, Rolf Gölz se distingue d’abord sur les vélodromes. Sa puissance et sa capacité à maintenir une vitesse élevée font de lui l’un des meilleurs poursuiteurs de sa génération.
Champion du monde amateur de poursuite par équipes en 1983, il remporte deux médailles aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 : l’argent en poursuite individuelle et le bronze en poursuite par équipes avec la sélection ouest-allemande. Olympedia
Passé professionnel sur route en 1985, Gölz devient immédiatement champion d’Allemagne. Il adapte parfaitement ses qualités de pistard aux classiques et aux arrivées en petit groupe. Son palmarès comprend notamment le Championnat de Zurich 1987, la Flèche wallonne, Paris–Bruxelles et Milan–Turin en 1988, ainsi qu’un second succès dans Milan–Turin en 1989.
Il remporte également deux étapes du Tour de France, en 1987 et 1988, et termine quatrième du championnat du monde sur route 1987.
Cette pièce est un maillot de leader et de vainqueur du Tour méditerranéen porté par Rolf Gölz en 1992.
Disputé du 11 au 16 février, le Tour méditerranéen 1992 comprend huit étapes entre Perpignan et Marseille. Rolf Gölz prend immédiatement une position favorable en remportant la première étape entre Perpignan et Béziers. Il s’impose ensuite lors de la cinquième étape, dont l’arrivée est jugée au mont Faron. Grâce à ces deux victoires et à sa régularité, le coureur allemand remporte le classement général devant les Français Ronan Pensec et Laurent Madouas.
Ce maillot réunit un médaillé olympique, une formation italienne emblématique et une victoire importante dans une course française de début de saison.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, il constitue un précieux témoignage de la victoire de Rolf Gölz dans le Tour méditerranéen 1992 et de la carrière d’un champion capable de briller aussi bien sur la piste que sur la route.
PIECE N° 132
GRACZYK Jean (F) (26.05.1933 – 27.06.2004)
Son maillot Margnat–Paloma porté en 1963 et 1964
Né à Neuvy-sur-Barangeon, dans le Cher, de parents polonais, Jean Graczyk est naturalisé français en 1949. Surnommé « Popof », il se distingue par sa vélocité, son tempérament offensif et sa grande régularité dans les arrivées rapides.
Avant de passer professionnel, il obtient la médaille d’argent de la poursuite par équipes aux Jeux olympiques de Melbourne en 1956, avec René Bianchi, Jean-Claude Lecante et Michel Vermeulin. Olympedia
Sur la route, Graczyk devient l’un des meilleurs sprinteurs français de son époque. Il remporte Paris–Nice 1959, le Critérium national 1960 et cinq étapes du Tour d’Espagne.
Sa course de prédilection reste toutefois le Tour de France. Il y gagne cinq étapes et remporte à deux reprises le classement par points, en 1958 et 1960. Lors de l’édition 1960, il s’impose quatre fois, dont lors de la dernière étape à Paris.
Cette pièce est un maillot de la formation française Margnat–Paloma porté par Jean Graczyk durant les saisons 1963 et 1964.
Créée en 1960, l’équipe Margnat est soutenue par une entreprise vinicole marseillaise. Elle s’associe ensuite à Paloma, fabricant français de bicyclettes installé à Saint-Ouen, ainsi qu’à Dunlop.
Ce maillot réunit un double vainqueur du classement par points du Tour de France et une formation française caractéristique du cyclisme des années 1960.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce maillot constitue un précieux témoignage des saisons 1963 et 1964 de Jean Graczyk et rappelle la carrière d’un des meilleurs sprinteurs français de son époque.
Note historique : les sources biographiques et olympiques donnent le 27 juin 2004 comme date de décès de Jean Graczyk, et non le 24 juin indiqué sur le montage photographique.
PIECE N° 469
GUALAZZINI Ercole (I)
(22.06.1944)
Son maillot blanc du classement combiné porté sur le Tour de France 1974
Né à San Secondo Parmense, dans la province de Parme, Ercole Gualazzini est un routier-sprinteur italien professionnel de la fin des années 1960 et des années 1970.
Rapide dans les arrivées en groupe, il sait également se glisser dans les échappées et travailler au service de ses leaders. Cette polyvalence lui permet de remporter des étapes dans les trois grands tours : une étape de la Vuelta, quatre du Giro d’Italia et deux du Tour de France.
Son palmarès comprend également le classement général du Tour d’Indre-et-Loire 1970 et la course Sassari–Cagliari en 1977. Sans être un grand spécialiste des classements généraux, Gualazzini construit ainsi une carrière solide grâce à sa pointe de vitesse et à son sens de la course.
Ce maillot blanc du classement du combiné a été porté par Ercole Gualazzini sur le Tour de France 1974.
Plusieurs anciennes inscriptions publicitaires, aujourd’hui fortement atténuées, restent visibles sous la forme de surfaces jaunies. Cette altération témoigne de l’ancienneté du vêtement et de la fragilité des procédés de marquage utilisés à cette époque. Le maillot porte la signature d’Ercole Gualazzini. Il est accompagné d’une lettre manuscrite datée du 10 août 2010 dans laquelle le coureur confirme qu’il s’agit de l’un de ses maillots du Tour de France 1974.
Ercole Gualazzini prend le départ du Tour 1974 sous les couleurs de l’équipe Brooklyn. Dès la première étape, disputée sur 144 kilomètres entre Brest et Saint-Pol-de-Léon, l’Italien s’impose au sprint. Ce succès lui permet d’occuper une place de choix dans les différents classements annexes et de porter temporairement le maillot blanc du combiné.
Ce vêtement présente un double intérêt : il rappelle une victoire italienne dans le Tour de France et témoigne d’une ancienne fonction du maillot blanc, aujourd’hui associé au classement du meilleur jeune. Il constitue un précieux souvenir du Tour de France 1974 et de la carrière d’Ercole Gualazzini, l’un des coureurs italiens ayant remporté une étape dans chacun des trois grands tours.