PIÈCE N° 188

MAERTENS Freddy (B)
(13.02.1952)

Son cadre de vélo utilisé en 1973

Né le 13 février 1952 à Lombardsijde, Freddy Maertens est l’un des plus grands champions belges des années 1970 et du début des années 1980. Coureur professionnel de 1972 à 1987, il s’impose comme un sprinteur exceptionnel, mais également comme un rouleur capable de briller sur les classiques et les courses par étapes.

La saison 1973 marque sa première grande année chez les professionnels. Sous les couleurs de l’équipe Flandria, il termine notamment deuxième du Tour des Flandres et devient vice-champion du monde sur route à Barcelone, derrière l’Italien Felice Gimondi.

Au sommet de sa carrière, Freddy Maertens remporte deux titres de champion du monde sur route, en 1976 et en 1981. Il gagne également le championnat de Belgique sur route en 1976 et s’impose à deux reprises dans Gand–Wevelgem, en 1975 et en 1976. Son palmarès dans les grands tours est tout aussi remarquable. Pour sa première participation au Tour de France, en 1976, il remporte huit étapes, porte le maillot jaune pendant dix jours et gagne le classement par points. Il décroche de nouveau le maillot vert en 1978 et en 1981. En 1977, Freddy Maertens domine le Tour d’Espagne en portant le maillot de leader du début à la fin. Il remporte le classement général ainsi que treize étapes, un exploit qui demeure l’une des performances les plus impressionnantes de l’histoire des grands tours.

Le cadre présenté a été utilisé par Freddy Maertens en 1973. Réalisé en acier et assemblé au moyen de raccords, il arbore une élégante décoration rouge et blanche. Le nom « Freddy Maertens », inscrit sur le tube diagonal, souligne le caractère personnel de cette machine préparée pour le champion belge. Sa géométrie sportive, ses tubes fins et sa construction traditionnelle correspondent aux vélos de compétition du début des années 1970. Conçu pour recevoir un équipement léger et performant, ce cadre devait répondre aux qualités de puissance et de vitesse qui caractérisaient déjà le jeune Maertens.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce cadre utilisé en 1973 témoigne des débuts professionnels de Freddy Maertens, quelques années avant qu’il ne devienne double champion du monde et l’un des coureurs les plus victorieux de son époque.

PIÈCE N° 195

MAGNE Antonin (F)
(15.02.1904 – 08.09.1983)

L’un des vélos utilisés par le double vainqueur du Tour de France

Né le 15 février 1904 à Ytrac, dans le Cantal, Antonin Magne est l’une des grandes figures du cyclisme français de l’entre-deux-guerres. Professionnel de 1926 à 1939, il se distingue par sa régularité, sa résistance et ses remarquables qualités de rouleur.

Surnommé « Tonin le Sage » ou « Tonin la Méthode », il est réputé pour son sérieux, sa discrétion et la rigueur de sa préparation. Attentif à l’entraînement comme à l’alimentation, il apparaît comme l’un des coureurs les plus méthodiques de son époque.

Antonin Magne remporte le Tour de France à deux reprises, en 1931 et en 1934. Il monte également sur le podium de l’épreuve en 1930, avec une troisième place, puis en 1936, lorsqu’il termine deuxième. Au cours de ses dix participations, il gagne neuf étapes. L’année 1936 lui apporte une nouvelle consécration avec sa victoire au championnat du monde sur route organisé à Berne. Excellent spécialiste de l’effort solitaire, il remporte aussi trois éditions consécutives du Grand Prix des Nations, de 1934 à 1936.  Après sa carrière de coureur, Antonin Magne devient un directeur sportif respecté. À la tête de l’équipe Mercier, il accompagne plusieurs grands champions, parmi lesquels Rik Van Steenbergen et Raymond Poulidor.

Le vélo présenté est l’une des machines utilisées par Antonin Magne. Son cadre en acier, sa peinture rouge orangé et sa construction à raccords témoignent des méthodes traditionnelles employées pour fabriquer les bicyclettes de compétition de cette période. Il est équipé d’un guidon de course profondément cintré, d’une selle en cuir, de freins à câbles et d’un système de changement de vitesses. Ses tubes fins, ses roues étroites et son équipement sobre illustrent l’évolution du matériel cycliste au cours d’une époque durant laquelle les coureurs devaient affronter de très longues étapes sur des routes souvent difficiles.

Cette pièce possède une provenance particulièrement remarquable. En 1992, à Arcachon, Mme Germaine Magne, épouse du champion, remit personnellement ce vélo à Noël Gregoire. La photographie présentée à droite conserve le souvenir de cette rencontre et authentifie le lien direct entre la machine et la famille d’Antonin Magne.

Décédé le 8 septembre 1983 à Arcachon, Antonin Magne laisse le souvenir d’un champion exemplaire, double vainqueur du Tour de France, champion du monde et figure majeure de l’histoire du cyclisme français.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce vélo constitue un précieux témoignage matériel de la carrière d’Antonin Magne et de la confiance accordée par son épouse à la préservation de sa mémoire.

PIÈCE N° 207

MOSER Francesco (I)
(19.06.1951)

          Son vélo de piste utilisé dans les Six Jours              en 1978 et 1979

Né le 19 juin 1951 à Palù di Giovo, dans le Trentin, Francesco Moser est l’un des plus grands cyclistes italiens de l’après-guerre. Professionnel de 1973 à 1988, il mène une carrière exceptionnelle sur route comme sur piste.

Surnommé « Lo Sceriffo », le Shérif, Francesco Moser se distingue par sa puissance, sa position caractéristique sur le vélo et ses remarquables qualités de rouleur. Son gabarit athlétique lui permet de briller dans les contre-la-montre, les classiques pavées et les épreuves de poursuite.

Sur route, il devient champion du monde en 1977, après avoir obtenu la médaille d’argent en 1976. Il remporte également Paris–Roubaix trois années consécutives, de 1978 à 1980, ainsi que le Tour de Lombardie en 1975 et 1978. En 1984, Francesco Moser connaît l’une des plus grandes saisons de sa carrière. Il gagne Milan–San Remo, remporte le Tour d’Italie et établit à Mexico un nouveau record de l’heure grâce à une préparation scientifique et à l’emploi d’un matériel aérodynamique novateur. Francesco Moser possède également un remarquable palmarès sur piste. Champion du monde de poursuite individuelle en 1976, il participe régulièrement aux épreuves de Six Jours, dans lesquelles les coureurs s’affrontent par équipes au cours de longues soirées de compétition.

Le vélo présenté fut utilisé par Francesco Moser lors des Six Jours disputés en 1978 et 1979. Durant cette période, associé au Néerlandais René Pijnen, il remporte les Six Jours de Milan et de Dortmund en 1978, puis ceux de Milan et de Grenoble en 1979. Cette élégante machine de piste possède un cadre rouge en acier, une fourche et des haubans chromés, ainsi qu’un guidon profondément cintré recouvert d’une guidoline bleue. Le nom « Moser » apparaît sur le tube diagonal, affirmant le lien direct entre le vélo et le champion italien. Dépourvu de freins et de dérailleurs, le vélo est équipé d’un pignon fixe et d’un grand plateau adapté aux vitesses élevées atteintes sur les vélodromes. Ses roues à boyaux, sa selle étroite et sa géométrie compacte répondent aux exigences des courses de Six Jours, faites d’accélérations répétées, de relais et de poursuites.

La photographie présentée à droite réunit Noël Gregoire et Francesco Moser. Cette rencontre avec le champion complète l’histoire du vélo et souligne la valeur humaine autant que sportive de cette pièce de collection.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce vélo de piste utilisé en 1978 et 1979 témoigne de la polyvalence exceptionnelle de Francesco Moser, aussi brillant dans les vélodromes que sur les routes des plus grandes compétitions internationales.