Les maillots - 27
PIECE N° 116
FUENTE José Manuel (E)
(30.09.1945 – 18.07.1996)
Son maillot KAS–Kaskol porté en 1974
Né à Limanes, dans les Asturies, José Manuel Fuente Lavandera est l’un des plus grands grimpeurs espagnols des années 1970. Surnommé « El Tarangu », il se distingue par un tempérament offensif, une forte personnalité et une manière spectaculaire d’attaquer dès que la route s’élève.
Passé professionnel au début des années 1970, Fuente rejoint rapidement la formation KAS–Kaskol, dont il devient l’un des principaux leaders. Excellent grimpeur, il construit l’essentiel de son palmarès dans les grands tours. Il remporte ainsi le Tour d’Espagne en 1972 et en 1974, termine deuxième du Tour d’Italie 1972 et troisième du Tour de France 1973. Il gagne également le Tour de Suisse 1973.
Sa carrière professionnelle, relativement courte, s’achève en 1976 en raison de graves problèmes rénaux. Il reste ensuite lié au cyclisme, notamment comme directeur sportif de la formation asturienne CLAS. José Manuel Fuente meurt à Oviedo en 1996, à l’âge de cinquante ans, après avoir subi une transplantation rénale.
Ce maillot de la formation espagnole KAS–Kaskol a été porté par José Manuel Fuente durant la saison 1974. Des inscriptions manuscrites, aujourd’hui partiellement atténuées, sont visibles sur la partie inférieure du vêtement. La présentation est complétée par une casquette blanche portant le nom Fuente.
Ce maillot associe l’une des figures les plus populaires du cyclisme espagnol, une équipe devenue emblématique et une saison majeure de l’histoire des grands tours.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce maillot constitue un précieux témoignage de la saison 1974 de José Manuel Fuente. Il rappelle le deuxième succès du champion asturien dans le Tour d’Espagne, ses exploits sur les routes du Giro et le panache d’un grimpeur qui osa défier Eddy Merckx au sommet de sa domination.
PIECE N° 118
GARDE Dominique (F) (18.03.1959)
Son maillot Peugeot–Michelin porté en 1984
Né à Condrieu, dans le Rhône, Dominique Garde appartient à cette génération de coureurs français solides et polyvalents qui ont animé le peloton professionnel durant les années 1980. Avant de passer professionnel, il évolue notamment au Vélo-Club de Pélussin et obtient une quarantaine de victoires dans les rangs amateurs.
Professionnel de 1981 à 1991, il porte successivement les couleurs de Sem–France Loire, Peugeot–Shell–Michelin, Skil, KAS, Toshiba, Système U et Castorama. Coureur endurant, à l’aise sur les parcours accidentés et dans les courses par étapes, il se distingue également par ses qualités d’équipier.
Dominique Garde participe à treize grands tours, dont huit Tours de France, qu’il termine tous entre 1982 et 1989. Il prend également le départ de trois Tours d’Italie et de deux Tours d’Espagne. Son meilleur classement dans le Tour de France est une 33e place en 1984. Souvent au service de ses leaders, il sait aussi saisir sa chance dans les échappées.
En 1989, sous les couleurs de Super U, il participe à la victoire de son équipe dans le contre-la-montre par équipes du Tour de France. Après sa carrière, Dominique Garde demeure très actif dans le cyclisme, notamment dans la formation des jeunes coureurs et l’organisation d’épreuves régionales.
Ce maillot à manches longues de l’équipe Peugeot–Shell–Michelin a été porté par Dominique Garde durant la saison 1984. Une dédicace manuscrite de Dominique Garde, portant la mention « Amitiés sportives », est visible sur la partie inférieure du maillot. Elle renforce le caractère personnel de cette pièce de collection.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, ce maillot constitue un précieux témoignage de la saison 1984 de Dominique Garde. Il rappelle sa victoire dans le Grand Prix du Midi Libre, sa régularité dans les grands tours et la carrière d’un équipier apprécié, resté durablement engagé au service du cyclisme.
PIECE N° 382
GILBERT Philippe (B)
(05.07.1982)
Son maillot de champion de Wallonie porté en 2002
Né à Verviers et originaire de Remouchamps, Philippe Gilbert est l’un des plus grands coureurs belges de sa génération. Excellent puncheur et redoutable spécialiste des classiques, il se distingue très jeune dans les rangs juniors puis espoirs.
En 2002, sous les couleurs de l’équipe ABX–Go Pass, il remporte notamment le championnat de Wallonie, le championnat provincial de Liège, Romsée–Stavelot–Romsée et le Triptyque ardennais. Il devient également vice-champion de Belgique espoirs avant de passer professionnel chez Fdjeux.com.
Au cours de sa carrière professionnelle, menée de 2003 à 2022, Philippe Gilbert devient champion du monde sur route en 2012 et remporte quatre des cinq Monuments : Liège–Bastogne–Liège, le Tour de Lombardie, le Tour des Flandres et Paris–Roubaix. Sa saison 2011 reste exceptionnelle, avec ses victoires dans les trois classiques ardennaises et la première place au classement mondial.
Cette pièce est un maillot de champion de Wallonie porté par Philippe Gilbert durant la saison 2002, alors qu’il évolue dans la catégorie espoirs. Le champion liégeois remporte ce titre durant une remarquable saison 2002, au cours de laquelle il totalise douze victoires. Âgé de vingt ans, il s’impose déjà comme l’un des meilleurs espoirs belges.Son succès au championnat de Wallonie précède de quelques mois son passage dans les rangs professionnels.
Ce vêtement possède un intérêt particulier puisqu’il témoigne des débuts de Philippe Gilbert, bien avant son titre mondial et ses succès dans les plus grandes classiques.
Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël GREGOIRE, il rappelle le titre de champion de Wallonie obtenu en 2002 et les origines wallonnes d’un coureur devenu l’une des figures majeures du cyclisme belge.