Les plaques de voitures suiveuses - 3

PIECE N° 666

Plaque de véhicule suiveur de Paris–Tours 1964

Cette plaque se rapporte à Paris–Tours, l’une des plus anciennes classiques du cyclisme professionnel français. Créée en 1896, cette course relie traditionnellement la région parisienne à la ville de Tours. Son parcours généralement roulant et ses longues routes exposées au vent en ont fait une épreuve particulièrement appréciée des sprinteurs et des spécialistes des classiques.

L’objet porte les mentions « 58e Paris–Tours », « organisé par L’Équipe » et « la Ville de Tours ». L’emplacement circulaire visible sur la partie gauche était vraisemblablement destiné à recevoir un numéro ou un signe d’identification. Cette plaque permettait ainsi de reconnaître l’un des véhicules officiels ou suiveurs intégrés à la caravane de la course.

La présence du nom L’Équipe rappelle le rôle essentiel joué par la presse sportive dans l’organisation et la promotion des grandes compétitions cyclistes de l’après-guerre. La mention de la Ville de Tours souligne également l’implication de la municipalité dans l’accueil de l’arrivée et dans la notoriété de l’épreuve.

La plaque correspond à la 58e édition de Paris–Tours, disputée le 11 octobre 1964 sur une distance de 248 kilomètres. La course, marquée par la pluie et la grêle, réunit plus d’une centaine de participants. Seuls soixante coureurs furent finalement classés à l’arrivée.

La victoire revint au jeune Belge Guido Reybrouck, membre de l’équipe Flandria–Romeo. Il s’imposa au sprint en 6 heures, 48 minutes et 3 secondes, devant ses compatriotes Rik Van Looy et Gustaaf De Smet. Van Looy, victime d’un incident mécanique à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, parvint à rejoindre le groupe de tête, mais ne put empêcher Reybrouck de l’emporter.

Âgé de seulement 22 ans, Guido Reybrouck remportait alors l’une des premières grandes victoires de sa carrière. Excellent sprinteur, il s’imposa de nouveau dans Paris–Tours en 1966 et 1968, devenant ainsi triple lauréat de l’épreuve. Il remporta également le championnat de Belgique, l’Amstel Gold Race et treize étapes dans les trois grands tours.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque conserve le souvenir de la victoire de Guido Reybrouck dans Paris–Tours 1964. Son état, ses perforations et ses inscriptions témoignent de son utilisation ainsi que de l’organisation matérielle entourant les grandes classiques cyclistes de cette époque.

PIECE N° 667

                      Plaque de directeur sportif des                       Quatre Jours de Dunkerque 1961

Cette plaque se rapporte aux Quatre Jours de Dunkerque, une course cycliste par étapes créée en 1955 et organisée dans le nord de la France. Disputée autour de Dunkerque et sur les routes des Hauts-de-France, l’épreuve est rapidement devenue un rendez-vous important du calendrier professionnel grâce à ses parcours exposés au vent, ses routes exigeantes et ses étapes souvent favorables aux coureurs de classiques.

L’objet porte les mentions « Directeur sportif », « 4 Jours de Dunkerque », « Voix du Nord » et « 1961 ». Il s’agit d’une plaque officielle destinée à identifier la voiture du directeur sportif d’une équipe engagée dans la course. Fixée à l’avant ou à l’arrière du véhicule, elle permettait aux organisateurs, aux commissaires et aux coureurs de reconnaître rapidement sa fonction au sein de la caravane.

La plaque correspond à la septième édition des Quatre Jours de Dunkerque, disputée du 11 au 14 mai 1961. Le parcours totalisait environ 785 kilomètres, répartis en quatre étapes, la première journée comprenant deux demi-étapes, dont un contre-la-montre par équipes. Toutes les étapes prenaient leur départ et se terminaient à Dunkerque. Quatre Jours de Dunkerque 1961

Le classement général fut remporté par le Néerlandais Albertus « Ab » Geldermans, membre de l’équipe Saint-Raphaël–Geminiani. Il devança les Français Raymond Poulidor et Pierre Beuffeuil. Geldermans prit la tête de l’épreuve à l’issue de la troisième étape et conserva son avantage jusqu’à l’arrivée finale, malgré la victoire de Jean Stablinski lors de la dernière journée.

Coureur complet, particulièrement performant dans les courses par étapes et les épreuves contre la montre, Ab Geldermans avait remporté Liège–Bastogne–Liège et le Tour d’Allemagne en 1960. En 1962, il devint champion des Pays-Bas sur route et du contre-la-montre, termina cinquième du Tour de France et porta le maillot jaune pendant deux jours. Après sa carrière de coureur, il devint directeur sportif et participa notamment à la victoire de Jan Janssen dans le Tour de France 1968. Palmarès d’Albertus Geldermans

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque constitue un précieux témoignage de l’organisation des Quatre Jours de Dunkerque en 1961. Elle évoque à la fois la victoire d’Ab Geldermans, le rôle essentiel des directeurs sportifs et l’importance des véhicules d’assistance dans le fonctionnement des grandes courses cyclistes.

PIECE N° 668

Plaque de véhicule suiveur de Paris–Roubaix 1965

Cette plaque se rapporte à Paris–Roubaix, l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses classiques du cyclisme professionnel. Créée en 1896, cette épreuve du nord de la France est devenue célèbre pour ses secteurs pavés particulièrement éprouvants, qui lui ont valu le surnom d’« Enfer du Nord ».

L’objet porte les mentions « 63e Paris–Roubaix », « L’Équipe » et « Trophée du Sucre Béghin », ainsi que le numéro 4. Son format et ses perforations indiquent qu’il s’agissait vraisemblablement d’une plaque d’identification destinée à une voiture officielle ou à un véhicule suiveur. Elle témoigne également du rôle joué par la presse sportive et les partenaires commerciaux dans l’organisation des grandes compétitions cyclistes de l’après-guerre.

La 63e édition de Paris–Roubaix fut disputée le 11 avril 1965, sur une distance de 267,5 kilomètres comprenant environ 22 kilomètres de secteurs pavés. Le Belge Rik Van Looy, membre de l’équipe Solo–Superia, s’imposa en solitaire après 6 heures, 23 minutes et 32 secondes de course. Il devança son coéquipier Edward Sels de 1 minute et 5 secondes, tandis que Willy Vannitsen compléta le podium.

Cette victoire constituait le troisième succès de Rik Van Looy dans Paris–Roubaix, après ses victoires de 1961 et 1962. Surnommé « l’Empereur d’Herentals », il fut l’un des plus grands spécialistes des classiques de son époque. Double champion du monde sur route en 1960 et 1961, il devint également le premier coureur de l’histoire à remporter les cinq Monuments du cyclisme.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque constitue un précieux témoignage matériel de Paris–Roubaix au milieu des années 1960. Elle rappelle l’organisation de la caravane automobile accompagnant la course et conserve le souvenir de la troisième et dernière victoire de Rik Van Looy dans l’Enfer du Nord.