Les plaques de voitures suiveuses - 4

PIECE N° 669

Plaque de véhicule de la caravane publicitaire du Tour de France 1965

Cette plaque se rapporte à la 52e édition du Tour de France, disputée du 22 juin au 14 juillet 1965. Partie de Cologne, en Allemagne, l’épreuve rejoignit Paris après 22 étapes et environ 4 177 kilomètres de course. Elle réunissait 130 concurrents, dont 96 furent classés à l’arrivée.

Réalisée en métal, la plaque porte les mentions « Tour de France 1965 », « Caravane publicitaire » et le numéro 119. Elle présente également les noms de trois journaux : le quotidien belge Les Sports, le journal sportif L’Équipe et Le Parisien libéré. Ses perforations permettaient de la fixer sur un véhicule participant à la caravane publicitaire qui précédait les coureurs sur le parcours.

La caravane constituait déjà un élément essentiel du spectacle du Tour. Composée de véhicules décorés aux couleurs des journaux et des marques partenaires, elle assurait leur promotion auprès du public massé au bord des routes. Cette plaque permettait donc d’identifier et d’autoriser l’un de ces véhicules au sein du cortège officiel.

Le Tour de France 1965 fut remporté par l’Italien Felice Gimondi, membre de l’équipe Salvarani. Initialement sélectionné comme équipier et engagé tardivement dans l’épreuve, le jeune coureur de 22 ans s’empara du maillot jaune dès les premiers jours. Il remporta trois étapes, dont le contre-la-montre final entre Versailles et Paris, et termina avec 2 minutes et 40 secondes d’avance sur Raymond Poulidor. Gianni Motta prit la troisième place à 9 minutes et 18 secondes.

Cette victoire fit de Gimondi l’un des plus jeunes vainqueurs du Tour et marqua le début d’une carrière exceptionnelle. Il devint par la suite le deuxième coureur de l’histoire, après Jacques Anquetil, à remporter les trois grands tours nationaux : le Tour de France, le Tour d’Italie et le Tour d’Espagne.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque témoigne de la dimension populaire et publicitaire du Tour de France des années 1960. Elle conserve le souvenir de la caravane accompagnant l’épreuve et de la victoire surprise de Felice Gimondi lors de sa première participation en 1965.

PIECE N° 670

Plaque officielle de véhicule du Tour de France 1969

Cette plaque se rapporte à la 56e édition du Tour de France, disputée du 28 juin au 20 juillet 1969. Partie de Roubaix, l’épreuve rejoignit Paris après 22 étapes et environ 4 117 kilomètres. Cette édition reste célèbre pour la domination exceptionnelle d’Eddy Merckx, qui participait alors à son premier Tour.

La plaque porte les mentions « Officiel », « Tour de France 1969 » et le numéro 3, ainsi que les noms des journaux Les Sports, L’Équipe et Le Parisien libéré. Le drapeau belge rappelle probablement l’origine du journal Les Sports. Son format et ses perforations indiquent qu’elle était destinée à être fixée sur un véhicule officiel accompagnant la course.

Ces plaques permettaient d’identifier les voitures autorisées à circuler dans le convoi du Tour. Elles facilitaient le travail des organisateurs, des commissaires, des journalistes et des services techniques présents quotidiennement sur le parcours. Le faible numéro 3 suggère un véhicule occupant une place importante dans l’organisation, sans qu’il soit possible d’en déterminer précisément la fonction.

Le Tour de France 1969 fut remporté par le Belge Eddy Merckx, membre de l’équipe Faema. Vainqueur de six étapes individuelles, il termina avec 17 minutes et 54 secondes d’avance sur Roger Pingeon, tandis que Raymond Poulidor prit la troisième place. Merckx remporta également les classements par points, de la montagne, du combiné et de la combativité, accomplissant une domination demeurée unique dans l’histoire de l’épreuve.

Déjà vainqueur du Tour d’Italie, de Paris–Roubaix et de plusieurs grandes classiques, Eddy Merckx confirmait à 24 ans son statut de champion exceptionnel. Son attaque de longue portée lors de l’étape pyrénéenne entre Luchon et Mourenx, conclue avec près de huit minutes d’avance sur ses poursuivants, demeure l’un des exploits les plus célèbres de sa carrière.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque constitue un précieux témoignage de l’organisation du Tour de France à la fin des années 1960. Elle évoque à la fois l’importante présence de la presse dans le convoi officiel et la première des cinq victoires d’Eddy Merckx dans la Grande Boucle.

PIECE N° 671

Plaque de véhicule suiveur de Gand–Wevelgem 1974

Cette plaque se rapporte à Gand–Wevelgem, grande classique belge créée en 1934. Disputée en Flandre-Occidentale, l’épreuve est réputée pour ses routes exposées au vent, ses secteurs pavés et les ascensions du mont Kemmel. Son parcours favorise traditionnellement les coureurs puissants et les sprinteurs capables de résister aux difficultés.

L’objet porte les mentions néerlandaises « Dinsdag 2 april 1974 » — mardi 2 avril 1974 — et « 36ste Gent-Wevelgem », ainsi que le numéro rouge 16. Il présente également les emblèmes de Sport 70, du club organisateur Het Vliegende Wiel Wevelgem et du quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Son format rigide et ses perforations indiquent qu’il était vraisemblablement destiné à identifier un véhicule officiel, une voiture de presse ou un véhicule suiveur intégré à la caravane de la course.

La 36e édition de Gand–Wevelgem fut disputée sur une distance de 244 kilomètres. Le Britannique Barry Hoban, membre de l’équipe Gan–Mercier–Hutchinson, s’imposa au terme d’un sprint réunissant treize coureurs. Il devança deux des plus grands champions belges de l’époque : Eddy Merckx et Roger De Vlaeminck.

Le temps du vainqueur fut de 5 heures et 30 minutes. La victoire de Hoban constitua un exploit remarquable dans une classique largement dominée par les coureurs belges. Il demeure d’ailleurs le premier et, pendant plusieurs décennies, l’unique Britannique inscrit au palmarès de Gand–Wevelgem.

Né à Wakefield en 1940, Barry Hoban fut l’un des pionniers du cyclisme britannique sur le continent. Sprinteur rapide et coureur particulièrement régulier, il remporta huit étapes du Tour de France entre 1967 et 1975. Il obtint également de nombreuses places d’honneur dans les grandes classiques, dont une troisième place dans Paris–Roubaix en 1972.

Une divergence existe concernant la date exacte de la course : certaines bases mentionnent le 9 avril 1974. Toutefois, la plaque d’époque indique clairement « mardi 2 avril 1974 », date également retenue par plusieurs palmarès historiques. Cette inscription constitue donc un témoignage matériel particulièrement intéressant pour documenter l’épreuve.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque conserve le souvenir de la victoire prestigieuse de Barry Hoban dans Gand–Wevelgem 1974. Elle témoigne également du rôle essentiel des véhicules officiels, de la presse flamande et des clubs organisateurs dans le déroulement des grandes classiques belges.