Les plaques de voitures suiveuses - 6
PIECE N° 675
Plaque de voiture suiveuse de Liège–Bastogne–Liège 1978
Cette plaque se rapporte à la 64ᵉ édition de Liège–Bastogne–Liège, disputée le dimanche 23 avril 1978. Créée en 1892 et surnommée « La Doyenne », cette grande classique belge est la plus ancienne des courses dites « Monuments ». Son parcours exigeant à travers les Ardennes, jalonné de côtes courtes et particulièrement raides, en fait l’une des épreuves les plus prestigieuses du cyclisme professionnel.
L’objet porte en grandes lettres la mention « Liège–Bastogne–Liège », accompagnée de la date de la course et du numéro 3, qui servait vraisemblablement à identifier un véhicule autorisé au sein de la caravane ou de l’organisation. Dans sa partie inférieure figurent les mentions « R.C. Pesant C.L. – Jeux Bally – Tiercé Franco-Belge » ainsi que « en collaboration avec Le Sportif 70 », témoignant du rôle joué par les clubs, la presse et les partenaires commerciaux dans l’organisation de l’épreuve.
Cette édition de 1978 fut remportée par le Belge Joseph Bruyère, alors membre de l’équipe C&A. Dans l’ascension de la côte de La Redoute, il parvint à distancer Michel Pollentier, son dernier adversaire direct, avant de poursuivre seul vers Liège. Il franchit la ligne d’arrivée du boulevard de la Sauvenière avec 1 minute et 35 secondes d’avance sur Dietrich Thurau et Francesco Moser. Sur les 156 coureurs engagés, seuls 51 terminèrent l’épreuve.
Cette victoire constituait le deuxième succès de Joseph Bruyère dans Liège–Bastogne–Liège, après celui obtenu en 1976. Fidèle équipier d’Eddy Merckx durant une grande partie de sa carrière, Bruyère possédait également un remarquable palmarès personnel : triple vainqueur du Circuit Het Volk, porteur du maillot jaune pendant huit jours et quatrième du Tour de France 1978.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque constitue un précieux témoignage matériel de l’organisation de Liège–Bastogne–Liège à la fin des années 1970. Ses marques d’usage, ses perforations de fixation et sa typographie caractéristique rappellent qu’elle fut conçue comme un véritable équipement de course, destiné à identifier un véhicule intégré au cortège officiel de La Doyenne.
PIECE N° 676
Plaque de voiture suiveuse du Tour de France 1977
Cette plaque se rapporte à la 64ᵉ édition du Tour de France, disputée du 30 juin au 24 juillet 1977. Destinée à être fixée sur un véhicule autorisé à circuler au sein de la caravane, elle permettait aux organisateurs, aux commissaires et aux services de sécurité d’identifier immédiatement sa fonction et son accréditation.
L’objet présente un fond vert particulièrement reconnaissable, sur lequel figurent les mentions « Tour de France 77 » et le numéro 451. Il porte également les logos de L’Équipe, du Parisien libéré, de France Inter et de Total, partenaires historiques de l’épreuve. Le grand « T » rouge correspond vraisemblablement à une catégorie de véhicule ou à un service particulier de l’organisation, peut-être lié aux télécommunications ou à la télévision. Cette interprétation reste toutefois à confirmer par les documents officiels d’accréditation de l’époque.
Le Tour de France 1977 fut remporté par le Français Bernard Thévenet, sous les couleurs de l’équipe Peugeot–Esso–Michelin. Déjà vainqueur en 1975, il décrocha à Paris son deuxième succès dans la Grande Boucle, au terme d’une course particulièrement disputée. Il devança finalement le Néerlandais Hennie Kuiper de seulement 48 secondes, l’un des écarts les plus faibles enregistrés jusque-là entre les deux premiers du classement général.
Bernard Thévenet consolida notamment sa victoire dans les Alpes, puis lors du contre-la-montre final. Grimpeur puissant et coureur complet, il demeure célèbre pour avoir mis fin à la domination d’Eddy Merckx dans le Tour de France 1975. Son succès de 1977 constitua la dernière grande victoire de sa carrière et confirma sa place parmi les principaux champions français de l’après-guerre.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque témoigne de l’organisation considérable nécessaire au bon déroulement du Tour de France. Ses couleurs vives, ses nombreux logos, son numéro d’accréditation et ses marques d’usage en font un document matériel précieux, à la croisée de l’histoire du cyclisme, de la presse, de la radio et de la caravane automobile.
PIECE N° 677
Plaque de voiture suiveuse de Milan–San Remo 1979
Cette plaque se rapporte à la 70e édition de Milan–San Remo, disputée le 17 mars 1979. Créée en 1907, cette grande classique italienne relie traditionnellement Milan à la côte ligure. Surnommée La Primavera, elle appartient aux cinq Monuments du cyclisme et se distingue par sa distance exceptionnelle, proche de 300 kilomètres.
Réalisée dans les couleurs rose, rouge et noir de La Gazzetta dello Sport, journal organisateur de l’épreuve, la plaque porte les mentions « 70ª Milano Sanremo » et « Squadre ». Cette dernière indique vraisemblablement qu’elle était destinée à identifier une voiture appartenant à l’une des équipes engagées dans la course. L’emplacement circulaire laissé vierge devait permettre d’ajouter un numéro ou un signe distinctif.
L’édition 1979 se déroula sur 288 kilomètres, entre Milan et San Remo. Au terme de 7 h 05 min 44 s de course, le Belge Roger De Vlaeminck, membre de l’équipe GIS Gelati, s’imposa devant l’Italien Giuseppe Saronni et le Norvégien Knut Knudsen.
Cette victoire constituait le troisième succès de Roger De Vlaeminck dans Milan–San Remo, après ceux de 1973 et 1978. Coureur d’une remarquable polyvalence, aussi performant sur les pavés que dans les classiques rapides, il demeure l’un des grands spécialistes des courses d’un jour de son époque.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque témoigne de l’organisation matérielle des grandes classiques italiennes et du rôle essentiel joué par les voitures suiveuses dans l’encadrement des équipes. Elle conserve également le souvenir de la victoire de Roger De Vlaeminck lors de Milan–San Remo 1979, l’un des onze succès obtenus par le champion belge dans les Monuments du cyclisme.