Les plaques de vehicule suiveur - 1
Cette rubrique présente une sélection de plaques de voitures suiveuses utilisées lors de grandes courses cyclistes.
Fixées sur les véhicules officiels, elles permettaient d’identifier les organisateurs, directeurs sportifs, commissaires, journalistes ou partenaires de l’épreuve.
Leurs numéros, couleurs, emblèmes et inscriptions témoignent de l’organisation des compétitions et de l’importance de la caravane automobile.
Souvent marquées par l’usure, les chocs et les traces de fixation, elles conservent les souvenirs de leur utilisation sur les routes.
Chaque plaque est replacée dans son contexte historique, avec l’année, la course concernée et son vainqueur.
Ces objets rares constituent aujourd’hui de précieux témoins de l’histoire et du patrimoine du cyclisme.
PIECE N° 660
Plaque de voiture suiveuse de Bordeaux–Paris 1959
Cette plaque se rapporte à Bordeaux–Paris, l’une des plus anciennes et des plus longues classiques du cyclisme professionnel. Créée en 1891, cette épreuve reliait Bordeaux à la région parisienne sur une distance d’environ 560 kilomètres. Son parcours exceptionnel en faisait une véritable course d’endurance, dont une grande partie était traditionnellement disputée derrière des entraîneurs motorisés, puis derrière des motos Derny.
L’objet porte les mentions « 58e Bordeaux–Paris », « L’Équipe » et « Trophée Sport & Vie », ainsi que le numéro 2. Il s’agissait vraisemblablement d’une plaque destinée à identifier un véhicule officiel ou une voiture suiveuse de l’épreuve. Elle rappelle également le rôle important joué par le quotidien L’Équipe et par ses partenaires dans l’organisation et la promotion des grandes compétitions cyclistes de l’après-guerre.
La mention « 58e Bordeaux–Paris » permet d’associer cette plaque à l’édition 1959. Cette attribution correspond au palmarès historique de la course : la 58e édition fut remportée par le Français Louison Bobet, sous les couleurs de la formation L. Bobet–BP–Hutchinson. Palmarès de Bordeaux–Paris, biographie de Louison Bobet
Déjà triple vainqueur du Tour de France en 1953, 1954 et 1955, champion du monde en 1954 et lauréat de plusieurs grandes classiques, Louison Bobet participa pour la première fois à Bordeaux–Paris en 1959. Malgré des problèmes digestifs survenus à mi-course, il rattrapa progressivement les concurrents qui le précédaient avant de les distancer définitivement. Cette victoire, acquise au terme d’une épreuve particulièrement éprouvante, constitue l’un des derniers grands succès de sa prestigieuse carrière.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque conserve ainsi le souvenir de la victoire de Louison Bobet dans Bordeaux–Paris 1959. Elle témoigne à la fois du prestige autrefois accordé à cette grande classique d’endurance et de l’organisation matérielle qui entourait les principales compétitions cyclistes de l’époque.
PIECE N° 661
Plaque de véhicule suiveur de Paris–Roubaix 1960
Cette plaque se rapporte à Paris–Roubaix, l’une des plus anciennes et des plus prestigieuses classiques du cyclisme professionnel. Créée en 1896, cette épreuve relie la région parisienne à Roubaix en traversant les routes difficiles et les secteurs pavés du nord de la France. Surnommée « l’Enfer du Nord », elle est devenue l’un des monuments du cyclisme grâce à son parcours éprouvant, à ses pavés et aux conditions météorologiques souvent difficiles.
L’objet porte les mentions « 58e Paris–Roubaix », « L’Équipe » et le numéro 3, ainsi que les inscriptions publicitaires « Granules » et « Sucre ». Il s’agissait vraisemblablement d’une plaque destinée à identifier l’un des véhicules officiels ou suiveurs de la course. Elle témoigne de l’importante organisation matérielle qui accompagnait les grandes compétitions cyclistes, mais aussi du rôle joué par la presse sportive et les partenaires commerciaux dans leur promotion.
La mention « 58e Paris–Roubaix » permet d’associer cette plaque à l’édition disputée le 10 avril 1960. Cette année-là, les coureurs parcoururent 262,5 kilomètres entre Compiègne et Roubaix. La victoire revint au Belge d’origine italienne Pino Cerami, membre de l’équipe Peugeot–BP–Dunlop. Résultats de Paris–Roubaix 1960
Cerami se détacha dans les derniers kilomètres et rejoignit seul l’arrivée après un peu plus de six heures de course. Il devança le Français Tino Sabbadini de quatorze secondes et l’Espagnol Miguel Poblet de cinquante-cinq secondes. Âgé de près de 38 ans, il signa l’un des plus grands exploits de sa carrière et demeure l’un des vainqueurs les plus âgés de l’histoire de Paris–Roubaix.
Cette victoire confirma la remarquable longévité sportive de Pino Cerami. Coureur complet et particulièrement résistant, il remporta également la Flèche wallonne en 1960 et obtint la médaille de bronze au championnat du monde sur route de 1963. Son nom reste étroitement associé aux grandes classiques du cyclisme franco-belge.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque conserve le souvenir de la victoire de Pino Cerami dans Paris–Roubaix 1960. Par son usure, ses perforations de fixation et ses inscriptions, elle constitue un témoignage matériel de l’organisation de la course et de l’histoire de l’une des épreuves les plus légendaires du cyclisme.
PIECE N° 662
Plaque de véhicule suiveur de Paris–Bruxelles 1963
Cette plaque se rapporte à Paris–Bruxelles, l’une des plus anciennes classiques internationales du cyclisme professionnel. Créée en 1893, cette épreuve reliait la région parisienne à la capitale belge et constituait un rendez-vous majeur du calendrier franco-belge. Son parcours long et exigeant favorisait les coureurs complets, capables de résister à la distance tout en conservant suffisamment de vitesse pour l’arrivée.
La plaque porte les sigles « LVB » et « BWB », correspondant aux appellations française et néerlandaise de la fédération cycliste belge : Ligue vélocipédique belge et Belgische Wielrijdersbond. Elle présente également un dessin stylisé de cadre de bicyclette, le numéro 28 et la mention « 49e Paris–Bruxelles ». Les perforations placées aux quatre angles indiquent qu’elle était destinée à être fixée sur un véhicule officiel ou une voiture suiveuse participant à l’organisation de la course.
La mention « 49e Paris–Bruxelles » permet d’associer cette plaque à l’édition disputée le 28 avril 1963. Cette année-là, les coureurs parcoururent 289 kilomètres entre Paris et Bruxelles. La victoire revint au Français Jean Stablinski, membre de l’équipe Saint-Raphaël–Gitane–R. Geminiani. Il devança le Britannique Tom Simpson de cinq secondes et le Néerlandais Peter Post de quarante-huit secondes. Résultats de Paris–Bruxelles 1963
La course fut marquée par la formation d’une échappée dès les premiers kilomètres. Celle-ci obtint une avance considérable et conserva suffisamment de marge pour se disputer la victoire à Bruxelles. Tom Simpson semblait être le meilleur sprinteur du groupe, mais un problème mécanique survenu dans le final permit à Jean Stablinski de s’imposer. Histoire de Paris–Bruxelles
Cette victoire intervint alors que Stablinski portait le prestigieux maillot de champion du monde, remporté en 1962. Champion de France à quatre reprises et vainqueur du Tour d’Espagne 1958, il fut également l’un des principaux équipiers de Jacques Anquetil. Réputé pour son intelligence tactique et sa connaissance de la course, il compta parmi les coureurs français les plus réguliers de sa génération.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque conserve le souvenir de la victoire de Jean Stablinski dans Paris–Bruxelles 1963. Son usure, ses traces de fixation et ses inscriptions bilingues témoignent de son utilisation et de l’organisation internationale qui entourait cette grande classique franco-belge.