Les plaques de voitures suiveuses - 5
PIECE N° 672
Plaque officielle du 56e Giro d’Italia – 1973
Cette plaque se rapporte au 56e Tour d’Italie, disputé du 18 mai au 9 juin 1973. Parti de Verviers, en Belgique, le parcours conduisit les coureurs jusqu’à Trieste après plus de 3 800 kilomètres de course. Cette édition fut remportée par le Belge Eddy Merckx.
De couleur turquoise, l’objet porte les mentions « 56° Giro d’Italia » et « La Gazzetta dello Sport », journal historiquement associé à l’organisation de l’épreuve. Le graphisme central reprend le nombre 56 sous une forme stylisée, accompagné de petits drapeaux évoquant le caractère international de la course.
À droite figure un disque multicolore portant l’inscription « Comitato Tappa » et le numéro 306. Cette identification indique vraisemblablement une plaque attribuée à un véhicule ou à un membre du comité d’étape intégré à l’organisation et à la caravane officielle du Giro. Elle permettait de reconnaître les véhicules autorisés à circuler dans le dispositif de la course.
Eddy Merckx domina cette édition sous les couleurs de l’équipe Molteni. Il remporta le classement général devant les Italiens Felice Gimondi et Giovanni Battaglin. Cette victoire constituait son quatrième succès dans le Tour d’Italie, après ceux de 1968, 1970 et 1972.
L’année 1974, précédemment ajoutée sous la photographie de la plaque, était donc incorrecte : le Giro 1974 correspond à la 57e édition, également remportée par Eddy Merckx. La mention originale « 56° Giro d’Italia » permet d’attribuer cette plaque avec certitude à l’édition 1973.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque constitue un précieux témoignage matériel de l’organisation du Giro d’Italia et rappelle l’une des grandes victoires d’Eddy Merckx au sommet de sa carrière.
PIECE N° 673
Plaque officielle des Quatre Jours de la Côte Ouest 1977
Cette plaque se rapporte à la première édition de la Vierdaagse van de Westkust, ou Quatre Jours de la Côte Ouest, disputée en Belgique du 21 au 24 mars 1977. Cette course par étapes organisée autour de La Panne est l’ancêtre des Trois Jours de La Panne, épreuve devenue aujourd’hui la Classic Bruges–La Panne.
L’objet porte l’inscription néerlandaise « 4 Daagse van de Westkust », accompagnée des dates de l’épreuve. Les mentions Sport 70, Het Laatste Nieuws et Vélo-Club Panne Sportief rappellent le rôle conjoint de la presse sportive et des associations locales dans l’organisation de cette première édition.
Le grand numéro 2, inscrit sur un emplacement réservé, permettait vraisemblablement d’identifier un véhicule appartenant à l’organisation, à la direction de course ou à la caravane officielle. Par son format et sa visibilité, cette plaque devait être fixée à l’avant ou à l’arrière d’une voiture autorisée à circuler au sein du dispositif de l’épreuve.
Le classement général de cette édition inaugurale fut remporté par le Belge Roger Rosiers, devant le Français Yvon Bertin et le Belge Guido Van Sweevelt. Rosiers, également vainqueur de Paris–Roubaix en 1971, demeure ainsi le premier lauréat de l’épreuve qui allait devenir les Trois Jours de La Panne.
L’étiquette jaune portant le nombre 25, visible dans l’angle supérieur droit, paraît être une marque d’inventaire ou de classement ajoutée ultérieurement et non un élément appartenant à la conception originale de la plaque.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette pièce témoigne de la naissance d’une importante épreuve du calendrier cycliste flamand et conserve le souvenir de la victoire de Roger Rosiers lors de sa toute première édition en 1977.
PIECE N° 674
Plaque de véhicule de presse de Paris–Nice – 1977
Cette plaque se rapporte à la 35e édition de Paris–Nice, disputée du 10 au 17 mars 1977. Surnommée la « Course au Soleil », l’épreuve conduisait cette année-là les coureurs de la région parisienne jusqu’à Nice, en passant notamment par Saint-Étienne.
L’objet porte, dans sa partie supérieure, les mentions « Paris – Saint-Étienne – Nice » et « 35e ». Le bandeau jaune « PRESSE », associé au numéro manuscrit 161, indique qu’il s’agissait vraisemblablement d’une plaque destinée à identifier un véhicule accrédité transportant des journalistes ou des photographes au sein de la caravane officielle.
Les marques Wonder, Merlin et Jules Morey, ainsi que l’importante mention France-Soir, témoignent de la place occupée par les partenaires commerciaux et les organes de presse dans l’organisation et la promotion des grandes courses cyclistes des années 1970. Le journal France-Soir figure ici comme parrain de l’épreuve.
Le classement général de Paris–Nice 1977 fut remporté par le Belge Freddy Maertens, membre de l’équipe Flandria–Velda. Il devança le Néerlandais Gerrie Knetemann et le Belge Jean-Luc Vandenbroucke. Le palmarès historique officiel de Paris–Nice confirme la victoire de Maertens lors de cette édition.
Freddy Maertens réalisa une prestation particulièrement remarquable : vainqueur du prologue et de plusieurs étapes, il conserva la tête du classement jusqu’à Nice. Une photographie d’archives le montre notamment remportant l’arrivée à Saint-Étienne avec le maillot blanc de leader.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque constitue un précieux témoignage de l’organisation de Paris–Nice, du travail des journalistes suivant la course et de la victoire de Freddy Maertens lors de l’une des plus brillantes saisons de sa carrière.