Les plaques de vehicule suiveur - 2
PIECE N° 663
Plaque de véhicule suiveur de Paris–Bruxelles 1962
Cette plaque se rapporte à Paris–Bruxelles, l’une des plus anciennes classiques internationales du cyclisme professionnel. Créée en 1893, cette épreuve reliait la région parisienne à la capitale belge sur un parcours de près de 300 kilomètres. Sa longueur et son caractère transfrontalier en faisaient l’un des rendez-vous importants du calendrier cycliste franco-belge.
La plaque porte les sigles « LVB » et « BWB », correspondant aux appellations française et néerlandaise de la fédération cycliste belge : Ligue vélocipédique belge et Belgische Wielrijdersbond. Elle présente également un dessin stylisé de cadre de bicyclette, le numéro 8 et la mention « 48e Paris–Bruxelles ». Les perforations placées à ses quatre angles indiquent qu’elle était vraisemblablement destinée à être fixée sur un véhicule officiel ou une voiture suiveuse participant à l’organisation de la course.
La mention « 48e Paris–Bruxelles » permet d’associer cette plaque à l’édition disputée le 29 avril 1962. Cette année-là, les coureurs parcoururent 289 kilomètres entre Paris et Bruxelles. La victoire revint au jeune Belge Joseph « Jos » Wouters, membre de l’équipe Solo–Van Steenbergen. Résultats de Paris–Bruxelles 1962
La décision se fit au sprint entre plusieurs coureurs classés dans le même temps. Jos Wouters s’imposa devant ses compatriotes Noël Foré et Martin Van Geneugden, au terme de 8 heures, 9 minutes et 15 secondes de course. Âgé de seulement vingt ans, il réalisa ce jour-là l’un des plus grands exploits de sa carrière en remportant une classique internationale particulièrement exigeante.
Ce succès confirma les qualités de Wouters dans les courses d’un jour. Coureur rapide et résistant, il obtint plusieurs résultats importants dans les classiques belges et remporta notamment la Flèche brabançonne en 1963. Sa victoire dans Paris–Bruxelles demeure néanmoins le résultat le plus prestigieux de son parcours professionnel.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque conserve le souvenir de la victoire de Jos Wouters dans Paris–Bruxelles 1962. Son usure, ses traces de fixation et ses inscriptions bilingues témoignent de son utilisation ainsi que de l’organisation internationale qui entourait cette grande classique franco-belge.
PIECE N° 664
Plaque de vehicule suiveur des Quatre Jours de Dunkerque 1961
Cette plaque se rapporte aux Quatre Jours de Dunkerque, une course cycliste par étapes créée en 1955 et organisée dans le nord de la France. Disputée autour de Dunkerque et sur les routes des Hauts-de-France, l’épreuve est rapidement devenue un rendez-vous important du calendrier professionnel grâce à ses parcours exposés au vent, ses routes exigeantes et ses étapes souvent favorables aux coureurs de classiques.
L’objet porte les mentions « Directeur sportif », « 4 Jours de Dunkerque », « Voix du Nord » et « 1961 ». Il s’agit d’une plaque officielle destinée à identifier la voiture du directeur sportif d’une équipe engagée dans la course. Fixée à l’avant ou à l’arrière du véhicule, elle permettait aux organisateurs, aux commissaires et aux coureurs de reconnaître rapidement sa fonction au sein de la caravane.
La présence du nom La Voix du Nord rappelle le rôle majeur joué par le quotidien régional dans l’organisation et la promotion de l’épreuve. Comme de nombreuses compétitions cyclistes de l’après-guerre, les Quatre Jours de Dunkerque entretenaient des liens étroits avec la presse, qui contribuait à leur financement, à leur popularité et à leur couverture auprès du public.
La plaque correspond à la septième édition des Quatre Jours de Dunkerque, disputée du 11 au 14 mai 1961. Le parcours totalisait environ 785 kilomètres, répartis en quatre étapes, la première journée comprenant deux demi-étapes, dont un contre-la-montre par équipes. Toutes les étapes prenaient leur départ et se terminaient à Dunkerque. Quatre Jours de Dunkerque 1961
Le classement général fut remporté par le Néerlandais Albertus « Ab » Geldermans, membre de l’équipe Saint-Raphaël–Geminiani. Il devança les Français Raymond Poulidor et Pierre Beuffeuil. Geldermans prit la tête de l’épreuve à l’issue de la troisième étape et conserva son avantage jusqu’à l’arrivée finale, malgré la victoire de Jean Stablinski lors de la dernière journée.
Coureur complet, particulièrement performant dans les courses par étapes et les épreuves contre la montre, Ab Geldermans avait remporté Liège–Bastogne–Liège et le Tour d’Allemagne en 1960. En 1962, il devint champion des Pays-Bas sur route et du contre-la-montre, termina cinquième du Tour de France et porta le maillot jaune pendant deux jours. Après sa carrière de coureur, il devint directeur sportif et participa notamment à la victoire de Jan Janssen dans le Tour de France 1968. Palmarès d’Albertus Geldermans
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque constitue un précieux témoignage de l’organisation des Quatre Jours de Dunkerque en 1961. Elle évoque à la fois la victoire d’Ab Geldermans, le rôle essentiel des directeurs sportifs et l’importance des véhicules d’assistance dans le fonctionnement des grandes courses cyclistes.
PIECE N° 662
Plaque de véhicule suiveur de Paris–Bruxelles 1963
Cette plaque se rapporte à Paris–Bruxelles, l’une des plus anciennes classiques internationales du cyclisme professionnel. Créée en 1893, cette épreuve reliait la région parisienne à la capitale belge et constituait un rendez-vous majeur du calendrier franco-belge. Son parcours long et exigeant favorisait les coureurs complets, capables de résister à la distance tout en conservant suffisamment de vitesse pour l’arrivée.
La plaque porte les sigles « LVB » et « BWB », correspondant aux appellations française et néerlandaise de la fédération cycliste belge : Ligue vélocipédique belge et Belgische Wielrijdersbond. Elle présente également un dessin stylisé de cadre de bicyclette, le numéro 28 et la mention « 49e Paris–Bruxelles ». Les perforations placées aux quatre angles indiquent qu’elle était destinée à être fixée sur un véhicule officiel ou une voiture suiveuse participant à l’organisation de la course.
La mention « 49e Paris–Bruxelles » permet d’associer cette plaque à l’édition disputée le 28 avril 1963. Cette année-là, les coureurs parcoururent 289 kilomètres entre Paris et Bruxelles. La victoire revint au Français Jean Stablinski, membre de l’équipe Saint-Raphaël–Gitane–R. Geminiani. Il devança le Britannique Tom Simpson de cinq secondes et le Néerlandais Peter Post de quarante-huit secondes. Résultats de Paris–Bruxelles 1963
La course fut marquée par la formation d’une échappée dès les premiers kilomètres. Celle-ci obtint une avance considérable et conserva suffisamment de marge pour se disputer la victoire à Bruxelles. Tom Simpson semblait être le meilleur sprinteur du groupe, mais un problème mécanique survenu dans le final permit à Jean Stablinski de s’imposer. Histoire de Paris–Bruxelles
Cette victoire intervint alors que Stablinski portait le prestigieux maillot de champion du monde, remporté en 1962. Champion de France à quatre reprises et vainqueur du Tour d’Espagne 1958, il fut également l’un des principaux équipiers de Jacques Anquetil. Réputé pour son intelligence tactique et sa connaissance de la course, il compta parmi les coureurs français les plus réguliers de sa génération.
Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette plaque conserve le souvenir de la victoire de Jean Stablinski dans Paris–Bruxelles 1963. Son usure, ses traces de fixation et ses inscriptions bilingues témoignent de son utilisation et de l’organisation internationale qui entourait cette grande classique franco-belge.