Les objets insolites - 2

PIECE N° 065

CASARTELLI Fabio (I)
(16.08.1970 – 18.07.1995)

                    Son dossard no 114 porté lors du                     Tour de France 1995

Né à Côme, Fabio Casartelli fut l’un des grands espoirs du cyclisme italien des années 1990. Il connaît la consécration aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992, où il remporte la médaille d’or de la course sur route. Passé professionnel en 1993, il rejoint l’équipe américaine Motorola pour la saison 1995. Profil olympique de Fabio Casartelli

Le dossard no 114 présenté ici fut porté par Fabio Casartelli lors du Tour de France 1995. Il se compose d’une plaque en toile claire portant le numéro 114 en caractères noirs, le nom de l’équipe Motorola-Festina et les couleurs du drapeau italien. La photographie de course permet de retrouver ce même numéro fixé au maillot du coureur.

Le 18 juillet 1995, au cours de la quinzième étape, le champion italien disparaît tragiquement à la suite d’une chute dans la descente du col de Portet-d’Aspet. Sa disparition, à seulement 24 ans, provoque une immense émotion dans le peloton et dans le monde du cyclisme.

Une lettre manuscrite signée par Anna Maria Casartelli accompagne cette pièce. Elle remercie Noël Grégoire d’entretenir le souvenir de Fabio et confirme le caractère profondément personnel de cet ensemble transmis à la collection.

Présenté dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, ce dossard historique perpétue avec émotion la mémoire de Fabio Casartelli, champion olympique au destin tragiquement interrompu sur les routes du Tour de France.

 

PIECE N° 070

CLOSE Alex (B)
(26.11.1921 – 21.10.2008)

 Sa casquette-éponge portée lors du Tour de France                                                   1956

Coureur professionnel de 1949 à 1959, Alex Close fut l’un des meilleurs routiers belges de sa génération. Il participa à six Tours de France, terminant notamment septième en 1952 et quatrième en 1953. Vainqueur du Tour de Belgique en 1955, il remporta également le Critérium du Dauphiné libéré en 1956 et se classa troisième de Liège–Bastogne–Liège la même année. Palmarès d’Alex Close

La casquette présentée ici aurait été portée par Alex Close pendant le Tour de France 1956, qu’il termina à la dix-septième place. Fabriquée dans une matière spongieuse claire, elle est ornée sur le côté d’un ruban aux couleurs de la Belgique.

Cet objet insolite répondait aux conditions climatiques particulièrement éprouvantes rencontrées par les coureurs. La casquette pouvait être plongée dans l’eau avant d’être replacée sur la tête, permettant ainsi au cycliste de conserver momentanément de la fraîcheur pendant l’effort. Sa forme et sa matière témoignent des solutions simples et ingénieuses employées à une époque où les équipements techniques de refroidissement n’existaient pas encore.

Au-delà de son aspect singulier, cette pièce évoque la rudesse du Tour des années 1950 et les moyens dont disposaient les coureurs pour affronter la chaleur, la longueur des étapes et la fatigue.

Présentée dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, cette rare casquette-éponge conserve le souvenir d’Alex Close et témoigne de l’ingéniosité déployée autrefois pour protéger les champions face aux difficiles conditions de la Grande Boucle.

PIECE N° 087

DEKKER Erik (NL)
(né le 21.08.1970)

      Ses chaussures portées lors de sa chute dans          Milan–San Remo 2002

Coureur professionnel de 1992 à 2006, Erik Dekker fut l’un des meilleurs représentants du cyclisme néerlandais de sa génération. Spécialiste des échappées et des classiques, il remporta quatre étapes du Tour de France, la Classique de Saint-Sébastien en 2000, l’Amstel Gold Race et la Coupe du monde en 2001, puis Tirreno–Adriatico en 2002.

Le 23 mars 2002, alors qu’il dispute Milan–San Remo sous les couleurs de Rabobank, Erik Dekker est victime d’une violente chute. Sérieusement blessé à la hanche, il doit observer une longue période de convalescence et de rééducation, qui perturbe une grande partie de sa saison. Cyclingnews

Les chaussures Shimano présentées ici furent portées au moment de cet accident. De couleur argentée, elles sont munies de trois bandes de serrage et de semelles rigides en fibre de carbone. Le nom d’Erik Dekker et le drapeau néerlandais figurent sur l’une des brides. Les nombreuses traces de frottement, l’usure de la semelle et les dommages visibles autour des cales témoignent de la violence de la chute.

Conservées dans leur état, ces chaussures ne rappellent pas une victoire, mais les risques auxquels les coureurs s’exposent dans les grandes classiques, disputées à très haute vitesse sur des routes parfois difficiles.

Présentées dans le Musée Virtuel du Cyclisme – Collections Noël Grégoire, ces chaussures historiques constituent un témoignage saisissant de la carrière d’Erik Dekker et évoquent le courage nécessaire pour revenir à la compétition après un grave accident.