La presse écrite - 7

 

28 mai 2013 – « La Wallonie pas intéressée, la collection part en Flandre »

Publié sur le site de la RTBF, cet article de Colette Jaspers annonce un nouveau tournant dans l’histoire des collections. Après plusieurs années d’attente, de promesses non tenues et de stockage dans les réserves de Blegny-Mine, plus de cinq cents pièces rares consacrées à l’histoire du cyclisme allaient enfin pouvoir retrouver le chemin du public.

La collection comprenait notamment des vélos, des trophées, des photographies, des maillots et de nombreux souvenirs liés aux plus grands champions. Du vélo d’Antonin Magne à celui d’Eddy Merckx, en passant par le maillot jaune de Marco Pantani et le maillot rose de Laurent Fignon, cet ensemble exceptionnel témoignait de plusieurs générations d’exploits sportifs.

Face à l’absence de projet concret en Wallonie, une convention fut signée avec le Musée du Cyclisme de Roulers pour une première période de trois ans. Cette collaboration représentait bien davantage qu’un simple déplacement des collections. Elle offrait la possibilité de travailler avec un musée reconnu, disposant d’une véritable expérience, d’installations adaptées et d’une équipe de professionnels capable d’assurer la conservation, la présentation et la mise en valeur de ce patrimoine.

Après la profonde désillusion vécue à Blegny-Mine, l’espoir renaissait enfin. Je n’étais plus seul à porter ce projet : je pouvais désormais m’associer à une institution ayant pignon sur rue et collaborer avec des personnes dont le métier était précisément de préserver et de transmettre l’histoire du cyclisme. Pour la première fois depuis longtemps, les engagements se traduisaient par une perspective réelle et concrète.

Ce départ vers Roulers provoquait néanmoins des sentiments partagés. J’éprouvais un immense soulagement à l’idée que les collections allaient enfin être exposées, mais aussi une profonde tristesse de constater qu’elles devaient quitter la Wallonie pour recevoir l’attention qu’elles méritaient. L’essentiel restait cependant qu’elles sortent des cartons, retrouvent le public et continuent à faire vivre la mémoire des champions.

Cet article marque ainsi le début d’une nouvelle aventure. Après les années d’incertitude, les collections trouvaient enfin un partenaire sérieux et un environnement professionnel. Le rêve d’un musée consacré à l’histoire du cyclisme pouvait renaître, cette fois sur des bases solides et avec l’espoir d’une véritable collaboration.