La presse écrite - 6

 

« Le Musée du Cyclisme va ouvrir en 2009 à Blegny » — Un immense espoir suivi d’une terrible désillusion

Cet article annonce la création prochaine d’un Musée international du Cyclisme sur le site de Blegny-Mine. Après trois années de procédures, le projet semblait enfin sur les rails. Deux salles de l’ancien triage-lavoir devaient être consacrées à l’histoire du cyclisme et accueillir les collections provenant du Musée du Cyclisme de Lavaux-Sainte-Anne.

Les financements destinés à la réalisation du musée avaient bien été accordés et reçus. Soutenu par la Région wallonne et les fonds européens, le projet prévoyait d’importants travaux d’aménagement. Vélos, trophées, maillots et souvenirs ayant appartenu aux plus grands champions devaient y être présentés. L’objectif annoncé était de créer un véritable lieu de mémoire consacré au patrimoine cycliste, capable d’attirer de nombreux visiteurs belges et étrangers. Son ouverture était alors prévue pour le printemps 2009.

À la lecture de cet article, tous les éléments semblaient donc réunis pour assurer l’avenir des collections. Après leur départ de Lavaux-Sainte-Anne et plusieurs années d’incertitude, elles allaient enfin pouvoir retrouver un lieu d’exposition digne de leur importance. À ce moment-là, j’y ai véritablement cru. J’espérais voir naître ce grand musée qui aurait permis de préserver notre patrimoine et de partager avec le public le fruit de nombreuses années de recherches, de rencontres et de passion.

La désillusion fut d’autant plus douloureuse qu’après l’octroi et la réception des financements prévus pour la création du musée, les objectifs du site de Blegny-Mine changèrent radicalement. Il me fut alors annoncé que la réalisation du Musée international du Cyclisme, pourtant promise et présentée comme imminente, ne faisait plus partie des projets du site. Les espaces initialement destinés au musée devaient désormais accueillir des expositions temporaires consacrées à des thèmes variés.

Le projet d’un musée permanent consacré à l’histoire du cyclisme fut ainsi abandonné. Les collections restèrent entreposées et inaccessibles au public pendant plusieurs années. Ce changement d’orientation mit fin à l’espoir de voir naître à Blegny-Mine le grand musée qui avait été annoncé.

Cet article constitue aujourd’hui le témoignage d’un projet ambitieux qui semblait sur le point d’aboutir, mais qui ne verra jamais le jour. Il rappelle aussi une période particulièrement douloureuse de l’histoire des collections : celle d’un rêve soutenu par des engagements officiels et des financements, avant d’être remplacé par un projet entièrement différent.

 

 

« Où est passé le musée du vélo ? » — Le temps de la désillusion

Sous ce titre particulièrement révélateur, cet article revient sur l’abandon du Musée international du Cyclisme qui devait voir le jour à Blegny-Mine. Les collections de Noël Grégoire, transférées depuis Lavaux-Sainte-Anne à la suite d’une convention conclue avec la Province de Liège, étaient toujours conservées dans les réserves du site, loin du regard du public.

Pendant de nombreuses années, Noël Grégoire avait patiemment rassemblé des trophées, des vélos, des maillots et d’innombrables souvenirs ayant appartenu aux plus grands champions. L’objectif était clair : créer un musée consacré à l’histoire du cyclisme et transmettre ce patrimoine exceptionnel aux générations futures. Lorsque le projet de Blegny-Mine fut présenté, il semblait offrir aux collections un avenir durable ainsi qu’un lieu d’exposition à la hauteur de leur valeur historique.

Pourtant, malgré les engagements pris et les financements obtenus pour la réalisation du musée, les priorités du site changèrent radicalement. La création d’un musée permanent du cyclisme ne figurait désormais plus parmi les objectifs de Blegny-Mine. À la place, il fut décidé de privilégier des expositions temporaires consacrées à des thèmes diversifiés. Les collections cyclistes restèrent donc enfermées dans des réserves, à l’exception de quelques présentations occasionnelles.

L’article donne également la parole à la direction de Blegny-Mine, qui évoque les travaux réalisés sur le site, son évolution vers la valorisation de la mémoire minière et le changement de ses priorités. Il confirme cependant que le musée permanent du cyclisme, pourtant annoncé et attendu pendant plusieurs années, n’était plus considéré comme une priorité.

Ce fut pour moi la période de la plus grande désillusion. J’avais confié mes collections avec la conviction que les engagements seraient respectés et qu’un véritable musée verrait le jour. Découvrir, après tant d’années d’attente, que le projet promis était définitivement abandonné fut extrêmement douloureux. J’ai vécu ce changement de cap comme un profond manque de parole, de respect et de considération envers le travail accompli et le patrimoine confié.

Cet article témoigne ainsi de l’effondrement d’un projet auquel j’avais sincèrement cru. Au-delà de ma déception personnelle, je regrettais surtout qu’une collection consacrée à l’histoire du cyclisme demeure enfermée dans des cartons, alors qu’elle aurait pu être présentée au public et participer pleinement au rayonnement culturel et sportif de la province de Liège.