Les fanions, écharpes, assiettes & diplômes - 15
PIECE N°546
MICHAUD Jacques (F)
(11.07.1951)
Son fanion du classement des « Rush Talbot » Tour de France 1981
Jacques Michaud fut coureur professionnel de 1979 à 1984. Rouleur endurant et bon grimpeur, il participa à cinq éditions consécutives du Tour de France.
En 1981, Jacques Michaud disputait la Grande Boucle au sein de l’équipe SEM–France Loire–Campagnolo. Il réalisa alors l’un de ses meilleurs résultats dans un grand tour en terminant à la 23e place du classement général, à 50 min 23 s du vainqueur Bernard Hinault.
Le fanion présenté ici est associé au classement des « Rush Talbot », nom porté à cette époque par le classement des sprints intermédiaires du Tour de France. Ces « rushs » étaient disputés en cours d’étape, en des points déterminés du parcours. Les trois premiers coureurs franchissant chaque sprint recevaient respectivement huit, cinq et trois points. Certaines étapes accordaient également des bonifications en temps de douze, huit et quatre secondes, ce qui encourageait les attaques et animait la course bien avant l’arrivée.
Réalisé dans un tissu satiné bleu et bordé d’un galon doré, l’objet adopte la forme traditionnelle des fanions protocolaires remis sur le Tour. Il témoigne de l’importance des nombreux classements annexes soutenus par les partenaires commerciaux de la Grande Boucle. Ce fanion provient directement de Jacques Michaud, comme l’atteste sa lettre manuscrite datée de Grenoble en 2021. Il faisait partie des souvenirs personnels de ses participations au Tour de France transmis à Noël Grégoire. L’objet ne doit cependant pas être présenté comme le trophée du vainqueur final de ce classement : en 1981, le classement général des sprints intermédiaires fut remporté par Freddy Maertens. Il peut correspondre à une distinction remise au cours de l’épreuve, à un succès ponctuel lors d’un rush ou à un souvenir protocolaire conservé par le coureur.
Après sa carrière sportive, il poursuivit son parcours comme directeur sportif au sein de plusieurs formations professionnelles.
Ce fanion est un précieux témoignage des sprints intermédiaires et des récompenses publicitaires qui contribuaient à l’animation quotidienne du Tour de France au début des années 1980.
PIECE N° 470
NEVENS Jan (B)
(26.08.1958)
Son fanion de vainqueur de la 4e étape du Tour de Suisse 1991
Né le 26 août 1958 à Ninove, en Flandre-Orientale, Jan Nevens fut coureur professionnel de 1980 à 1995. Petit par la taille mais particulièrement combatif, il se distingua comme un solide grimpeur et un redoutable chasseur d’étapes.
Le 22 juin 1991, sous les couleurs de l’équipe Lotto–Super Club, Jan Nevens remporta la quatrième étape du Tour de Suisse, disputée entre Locarno et Altdorf sur une distance de 176,5 kilomètres. Après 4 h 28 min 33 s de course, le Belge devança le Mexicain Miguel Arroyo. L’Américain Andrew Hampsten prit la troisième place à trois secondes, tandis que les autres poursuivants concédèrent près de trois minutes. Cette victoire mit en valeur les qualités d’endurance et de grimpeur de Jan Nevens.
Le fanion présenté ici commémore ce succès d’étape. Réalisé dans un tissu blanc et bordé d’un cordon noir et blanc, il porte le logo « Erdgas », terme allemand désignant le gaz naturel, ainsi que la mention « Tour de Suisse ». La formule graphique « 1 + une feuille = Erdgas » évoque une campagne promotionnelle associant cette source d’énergie à la nature. Le fanion témoigne ainsi de la présence des partenaires commerciaux dans les cérémonies protocolaires du Tour de Suisse.
Son palmarès comprend aussi le Tour méditerranéen 1988 et une étape du Tour de Romandie 1986. Il participa à huit Tours de France et obtint sa plus prestigieuse victoire le 12 juillet 1992, en remportant à Coblence la huitième étape de la Grande Boucle.
Les photographies présentent Jan Nevens sous le maillot de l’équipe Lotto. Celle de droite immortalise le champion levant les bras après une victoire, image représentative de son tempérament offensif et de sa longue carrière.
Ce fanion constitue un précieux témoignage de la victoire remportée par Jan Nevens entre Locarno et Altdorf lors du 55e Tour de Suisse.
PIECE N° 219
NIJDAM Jelle (NL)
(16.08.1963)
Son fanion du Trophée du meilleur chrono, remporté lors du prologue du Tour de France 1987 à Berlin-Ouest
Né le 16 août 1963 à Zundert, aux Pays-Bas, Jelle Nijdam fut l’un des meilleurs rouleurs et spécialistes des prologues de sa génération. Fils de l’ancien champion du monde de poursuite Henk Nijdam, il mena une brillante carrière professionnelle de 1984 à 1996.
Le 1er juillet 1987, le 74e Tour de France s’élança de Berlin-Ouest, alors séparée de Berlin-Est par le Mur. Ce Grand Départ exceptionnel célébrait le 750e anniversaire de la fondation de la ville.
Le prologue consistait en un contre-la-montre individuel de 6,1 kilomètres tracé autour du palais du Reichstag. Jelle Nijdam, âgé de 23 ans et membre de l’équipe Superconfex–Kwantum–Yoko, réalisa le meilleur temps en 7 min 06 s, à la moyenne de 51,549 km/h.
Le fanion présenté ici lui fut remis au titre du Trophée du meilleur chrono. Il récompensait le coureur ayant réalisé le temps de référence dans cette épreuve individuelle contre la montre. Confectionné dans un tissu satiné blanc et bordé d’un galon doré, le fanion porte les marques La Redoute et 48 H Chrono, partenaires associés à cette récompense, ainsi que la mention « Tour de France 1987 ». Cet objet protocolaire est directement lié à la victoire de Jelle Nijdam dans le prologue. Il constitue donc un témoignage matériel de son premier succès sur la Grande Boucle et de son accession au maillot jaune.
Excellent rouleur, mais également redoutable attaquant dans les derniers kilomètres, Jelle Nijdam remporta six étapes du Tour de France entre 1987 et 1991. Il s’imposa aussi dans plusieurs grandes épreuves, notamment l’Amstel Gold Race en 1988, Paris–Tours et Paris–Bruxelles en 1989.
La photographie supérieure gauche montre Jelle Nijdam revêtu du maillot jaune après sa victoire à Berlin
Ce fanion constitue un précieux souvenir du prologue de Berlin-Ouest et de l’exploit chronométrique qui révéla Jelle Nijdam au grand public international.