Les fanions, écharpes, assiettes & diplômes - 13

PIECE N°180

   LEMAN Eric (B)
(17.07.1946)

        Son fanion de vainqueur de la 7e étape du         Tour de France 1971 : Rungis–Nevers

Né le 17 juillet 1946 à Ledegem, en Flandre-Occidentale, Éric Leman fut coureur professionnel de 1968 à 1977. Sprinteur puissant et remarquable spécialiste des classiques flandriennes, il compte parmi les meilleurs coureurs belges de sa génération.

Le 4 juillet 1971, Éric Leman remporta la 7e étape du Tour de France, disputée entre Rungis et Nevers sur une distance de 257,5 kilomètres. Il s’imposa au terme de 6 h 45 min 33 s, devant le Néerlandais Gerben Karstens et les Belges Walter Godefroot et Cyrille Guimard. Cette étape, la plus longue de l’édition 1971, se termina par un sprint légèrement montant dans les rues de Nevers. Éric Leman y fit parler sa puissance et sa pointe de vitesse pour devancer ses principaux adversaires. Cette victoire constituait déjà son troisième succès d’étape sur ce Tour. Il avait précédemment remporté l’étape Mulhouse–Bâle, puis le premier secteur de l’étape Roubaix–Amiens. Ses trois victoires firent de lui l’un des principaux sprinteurs de cette 58e édition de la Grande Boucle.

Le fanion présenté ici commémore son succès entre Rungis et Nevers. Son recto, partagé entre le rouge et le bleu, porte les inscriptions brodées « Tour de France 1971 » et « Rungis–Nevers ». Les noms de L’Équipe et du Parisien Libéré, journaux liés à l’organisation et à la médiatisation de l’épreuve, apparaissent dans sa partie inférieure. Le verso blanc est consacré au Trophée Frantel, du nom d’une chaîne hôtelière partenaire du Tour de France. La présence de cette marque rappelle l’importance des récompenses promotionnelles remises aux vainqueurs et aux principaux acteurs de la course. Confectionné en satin et bordé de franges dorées, ce fanion recto-verso constitue une véritable récompense protocolaire. Il était destiné à conserver le souvenir du vainqueur de l’étape et de la ville d’arrivée.

Le palmarès d’Éric Leman comprend cinq victoires d’étape sur le Tour de France. Il demeure surtout célèbre pour ses trois succès dans le Tour des Flandres, remportés en 1970, 1972 et 1973, performance qui le place parmi les grands spécialistes de cette classique.

La photographie montre Éric Leman sous les couleurs de l’équipe belge Flandria–Mars, quelques instants après l’une de ses victoires. 

Ce fanion représente un précieux témoignage de la remarquable campagne menée par Éric Leman sur le Tour de France 1971 et de sa victoire dans la plus longue étape de cette édition.

PIECE N° 437

LEMAN Éric (B)
(17.07.1946)

Son écharpe de vainqueur du Tour des Flandres 1973

Eric Leman fut coureur professionnel de 1968 à 1977. Rapide au sprint, puissant et particulièrement à l’aise sur les routes difficiles du nord de la Belgique, il s’imposa comme l’un des grands spécialistes des classiques flandriennes.

En 1973, sous les couleurs de l’équipe Peugeot–BP–Michelin, Éric Leman remporta le Tour des Flandres pour la troisième fois de sa carrière. Il avait déjà gagné cette prestigieuse classique en 1970 et en 1972. Cette troisième victoire confirma sa maîtrise exceptionnelle du « Ronde ». Grâce à ce triplé, Éric Leman rejoignit le cercle très fermé des coureurs ayant remporté au moins trois fois le Tour des Flandres, l’un des monuments les plus exigeants du cyclisme international.

L’écharpe présentée ici fut remise au champion pour commémorer son succès de 1973. Elle reprend les couleurs jaune et noire de la Flandre et porte l’inscription flamande « Ronde van Vlaanderen 1973 – Beroepsrenners », qui signifie « Tour des Flandres 1973 – Coureurs professionnels ». L’inscription « Het Nieuwsblad » rappelle le rôle historique de la presse flamande dans l’organisation et la promotion des grandes épreuves cyclistes belges. Ce journal est depuis longtemps étroitement associé au patrimoine du cyclisme en Flandre. Confectionnée dans un tissu satiné, l’écharpe est formée de larges bandes noires et jaunes. Ses inscriptions dorées et ses franges décoratives en font un objet protocolaire destiné à honorer le vainqueur et à perpétuer le souvenir de son triomphe.

La photographie montre Éric Leman, revêtu du maillot Peugeot, brandissant son bouquet de vainqueur au milieu de la foule. Plusieurs grandes figures du cyclisme belge apparaissent autour de lui au terme de cette journée historique.

Outre ses trois Tours des Flandres, Éric Leman remporta cinq étapes du Tour de France, dont trois au cours de la seule édition 1971. Son palmarès témoigne des qualités d’un coureur capable de s’imposer aussi bien dans les classiques que dans les arrivées massives des grands tours.

Cette écharpe constitue un précieux témoignage de la troisième victoire d’Éric Leman dans le Tour des Flandres et de la place qu’il occupe parmi les grands champions de l’histoire du cyclisme flamand.

 

PIECE N° 523

MAGNE Antonin (F)
(15.02.1904 – 08.09.1983)

Son écharpe d’honneur offerte par la Ville de Vichy au vainqueur du Tour de France 1934

Né le 15 février 1904 à Ytrac, dans le Cantal, Antonin Magne fut l’un des plus grands champions français de l’entre-deux-guerres. Surnommé « Tonin le Sage » en raison de son sérieux, de sa régularité et de son sens tactique, il mena une brillante carrière professionnelle de 1927 à 1939.

Déjà vainqueur du Tour de France en 1931, Antonin Magne prit le départ de l’édition 1934 comme capitaine de l’équipe de France. Il s’empara du maillot jaune à l’issue de la deuxième étape et le conserva jusqu’à l’arrivée finale au Parc des Princes. Sa victoire fut notamment assurée par son succès dans le premier grand contre-la-montre individuel de l’histoire du Tour, disputé entre La Roche-sur-Yon et Nantes. Au classement général final, il devança l’Italien Giuseppe Martano de plus de vingt-sept minutes, tandis que son compatriote Roger Lapébie complétait le podium.

L’écharpe présentée ici fut offerte par la Ville de Vichy en hommage au vainqueur du Tour de France 1934. Elle porte le nom d’Antonin Magne, la mention de sa victoire et les armoiries municipales de Vichy. Confectionnée dans un tissu satiné bleu et jaune, elle se termine par des franges dorées. Ses couleurs, ses broderies et ses armoiries en font une pièce protocolaire destinée à célébrer officiellement le triomphe du champion français. La ville de Vichy entretenait déjà des liens avec Antonin Magne, vainqueur de la course Paris–Vichy en 1930. Cette écharpe témoigne ainsi de l’attachement de la cité thermale au cyclisme et aux grandes figures sportives françaises.

Antonin Magne compléta son prestigieux palmarès en devenant champion du monde professionnel sur route à Berne en 1936. Il remporta également à trois reprises le Grand Prix des Nations.

Après sa carrière de coureur, il devint un directeur sportif respecté. Il dirigea notamment Louison Bobet et Raymond Poulidor, auxquels il transmit sa rigueur, son expérience et sa célèbre devise : « La gloire n’est jamais où la vertu n’est pas. »

La photographie présentée sur le montage est postérieure au Tour de France 1934. Datée du 8 novembre 1936 à Alès, elle commémore Antonin Magne devenu, cette même année, champion du monde sur route.

Cette écharpe constitue un remarquable témoignage des hommages rendus dans les villes françaises au double vainqueur du Tour de France et à l’un des champions les plus estimés de son époque.